Intouchables

« A la suite d’un accident de parapente, Philippe, riche aristocrate, engage comme aide à domicile Driss, un jeune de banlieue tout juste sorti de prison. Bref la personne la moins adaptée pour le job. Deux univers vont se téléscoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra intouchables. »

Pourquoi avons-nous tant tardé à aller voir ce film sorti depuis plus d’un mois? C’est en raison du résumé qu’on nous en avait fait: « c’est l’histoire d’un paraplégique qui engage un jeune de banlieue pour s’occuper de lui ». Rien que cela nous avait grandement rebuté. Nous nous imaginions devant un film larmoyant racontant l’histoire de deux hommes désespérés et aigris qui allaient s’apprivoiser et remonter la pente ensemble. Mais, en réalité, il n’en est rien.

A dire vrai, le pathos n’a pas sa place ici. Pourquoi? Simplement parce que ces deux hommes ne sont absolument pas abattus, dépressifs ou désabusés et ce, malgré ce qui leur est arrivé! Ils ont une passion – la musique – , de l’humour, de l’amour à donner et une furieuse envie de s’amuser, sans se prendre la tête. Ce qui les en empêche? Le monde, leur entourage, qui les a d’ores et déjà catalogués dans un petit tiroir social sans prendre la peine de leur demander leur avis. Alors, bien sûr, leur rencontre ne pouvait être que libératrice… et succulente!

Le seul reproche que nous pourrions faire à Intouchables est celui-ci: la force émanant de l’amitié entre Driss et Philippe est tellement imposante qu’elle écrase totalement le traitement des relations féminines qui gravitent autour de ceux-ci. Ainsi, autant la mère de Driss que la fille de Philippe ne sont que très peu abordées et jamais réellement développées. C’est d’ailleurs pour cette même raison que la fin, bien que très bien choisie, reste relativement prévisible.

Voici donc un très bon film que nous ne pouvons que vous recommander très chaudement. Je n’ai personnellement jamais autant ri au cinéma en 2011. Certes, il faut aimer l’humour noir, l’autodérision et la dédramatisation. Bien sûr, il faut accepter l’idée qu’on peut rire de tout, même du pire. Mais, si c’est votre cas, n’hésitez pas un seul instant et profitez-en, tant qu’il est encore temps.

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1 Comment

  • J’espère avoir le temps d’aller le voir quand je vais rentrer en France à Noël. Je n’avais pas fait très attention à ce film car je m’attendais à un film français comme on peut en voir souvent. Mais son histoire donne très envie !

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