JAG

Pilote de l’aéronavale comme l’était son père, le capitaine de corvette Harmon Rabb Jr est blessé dans le crash de son Tomcat lors d’une tornade en mer. Sujet à des troubles de la vision nocturne, il est affecté auprès du Juge Avocat General, le JAG. Sa mission aujourd’hui : enquêter, défendre ou mettre en accusation afin que règne la loi sur les mers. Désormais avec le major Sarah MacKenzie, avocate comme lui, il vole de tribunaux en cours de justice avec une bravoure et une ténacité égales à celles qui avaient fait de lui un as de l’aviation.

 

Diffusée à partir de 1996 et rediffusée fréquemment sur les chaines francophones, JAG est une série qui compte pas moins de  10 saisons et 227 épisodes. Très carrée à l’instar de l’institution qu’elle dépeint, cette série est enrichissante à deux niveaux: juridique et militaire. Juridiquement, ça nous change clairement d’Ally Mc Beal. Pas de loufoqueries, pas de cas ridicules. Non. Militairement, ça nous plonge dans un système à propos duquel nous ignorons tout et qui peut sembler quelquefois terriblement désuet dans ses principes. Meurtres, fautes disciplinaires, désertion, terrorisme, crime de guerres… Rien de bien jojo.

 

En somme, si vous aimez les séries kitsch, humoristiques voire un tantinet débiles sur les bords, passez votre chemin, JAG risque de ne pas vous plaire…

 

Il faut pourtant l’avouer, JAG est loin d’être une série mal travaillée. La constance et la régularité rythmique des épisodes lui apportent une cohérence propre qui facilite le suivi du spectateur sans l’obliger à être au rendez-vous tous les jours à l’heure dite. En outre, l’intellectualisme et la rhétorique puissante qui en sont ses caractéristiques premières se trouvent être ponctués de quelques traits d’humour et d’une trame relationnelle ni trop imposante ni trop affichée, ce qui témoigne d’un juste dosage des divers ingrédients nécessaires au développement des épisodes. Ainsi, les personnages militaires (et donc rigides et peu enclins à s’appesantir sur leur vie personnelle) sont tout de même attachants… Mais vraiment juste ce qu’il faut. Comme une connaissance, un ami d’enfance perdu de vue dont on regarde les photos sur Facebook, comme ça, pour savoir ce qu’il est devenu…
Non seulement vous n’aimez pas les séries sérieuses mais vous avez besoin de savoir ce que pensent les personnages en toutes circonstances et de voir leurs frasques sentimentales et psychologiques? Bifurquez, JAG risque de vous déplaire…
De fait, cette retenue et ce manque d’impulsion nous empêchent clairement de pénétrer les personnages qui ne se livrent jamais complètement et, bien que la presque frigidité soit la marque de fabrique de cette série, elle peut aisément, au fil des dix saisons, en rebuter plus d’un et sembler quelque peu pesante… même aux fans les plus acharnés.

 

En une phrase, c’est possible? Si vous avez une aversion pour le système américain, que vous n’êtes pas portés droit ou armée, que les uniformes vous donnent de l’urticaire, que la récurrence scénographie vous endort ou encore que les amours platoniques et les jeux de chat et souris amoureux entre protagonistes vous hérissent les poils, prenez carrément vos jambes à votre cou, JAG n’est certainement pas pour vous!
Tags from the story
Written By

I'm always curious about new things, I love learning and I'm a creative person. That means I need to use my creativity to feel good and happy. That's why I've created Culture Remains and my other website, Naïra.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *