Jamais en carafe

Jamais sans carafe est un petit livre très sympathique à feuilleter pour découvrir plein d’informations sur le vin sans se prendre la tête, que du contraire ! L’auteure, Sandrine Goeyvaerts, qui a été sommelière et est aujourd’hui caviste et blogueuse avec La Pinardothèque, parle de vin simplement et avec humour, en répondant à des questions essentielles !

Comment le jus de raisin devient-il du vin ? Pourquoi le beaujolais nouveau sent-il la banane ? Comment s’y retrouver dans les labels pour choisir un vin biologique ou biodynamique ? Les sulfites sont-ils dangereux ? Qu’est-ce qu’un bon vin ? À quel prix acheter pour être certain que ce soit bon ? Au final, le lecteur apprendra énormément de choses tout en se distrayant, ce qui fait de Jamais sans carafe un livre qui plaira à un large public. Nous avons posé à l’auteure quelques questions sur son premier livre, afin d’en savoir encore plus.

Bonjour Sandrine Goeyvaerts ! Vous êtes caviste, après avoir été sommelière, et vous venez d’écrire un très beau livre sur le vin, Jamais en carafe. Tout savoir sur le vin, qui conseille pourtant de recourir à la carafe dans un certain nombre de situations assez courantes (voilà, le lecteur qui s’arrêtera ici aura au moins déjà appris ça). Pour quelles raisons devrait-on lire votre livre parmi la multitude de livres qui parlent de vin ?

Le titre du bouquin est déjà un jeu de mots, sur l’expression « tomber/rester en carafe ». En fait, j’ai écrit le livre que j’aurais souhaité lire il y a quelques années, quand j’ai débuté : un bouquin informatif, mais surtout ludique. La pédagogie passe mieux avec un peu d’humour. C’est la force de Jamais en carafe : un contenu dense et sérieux, une forme rigolote et facile à lire. Après, comme je l’explique à la fin du livre, il vaut toujours mieux s’abreuver à plusieurs sources (à pinard). De très bons livres sont sortis ces dernières semaines, on est gâtés, je pense à Pur Jus de Justine Saint Lô et Fleur Godart, à Entre les vignes de Guillaume Laroche,… Lisez-les, lisez Jamais en carafe et buvez du vin, c’est le meilleur moyen d’apprendre !

©Sandrine Goeyvaerts

Vous avez une plume marquée par un humour intense et corrosif, ainsi qu’une foi inébranlable dans le jeu de mot. Jamais en carafe est-il un bouquin rigolo (très joliment illustré, au passage) qui s’adresse à ceux qui n’y connaissent rien au vin ou intéressera-t-il aussi les amateurs avertis ?

Au départ, mon souhait est de faire venir à la lecture des gens qui débutent dans le vin, ou qui n’ont pas encore trouvé un bouquin qui leur donne envie de s’y plonger. Voilà aussi ce qui explique les illustrations de Yann Le Dluz et mon texte volontairement humoristique. L’idée est de « casser les codes » du vin pompeux et pompant : pour autant, vulgariser n’est pas bêtifier. Si le débutant trouvera évidemment tout ce qu’il faut savoir quand « on n’y connait rien », je ne voulais pas tomber dans le trop simple : les amateurs plus avertis trouvent ainsi souvent de quoi grappiller quelques infos utiles. Avec le vin, on ne cesse jamais d’apprendre ! Finalement, le livre peut toucher beaucoup de gens, de l’oncle qui sait tout à la petite cousine curieuse, du voisin à votre grand-mère.

Sur votre blog La Pinardothèque, qui existe depuis déjà 4 ans, et qui a été élu « Blog de l’Année » en 2014 par La Revue du Vin de France, vous parlez de pinard, de bouffe… et de féminisme. Comment liez-vous ces trois thèmes ?

Avec une corde, bien serrée. Plus sérieusement, tout est indissociable : vin et nourriture, bien entendu, parce qu’on ne peut pas faire bonne chère sans bon vin, et vice versa. Je suis aussi une femme, qui parle de pinard : le milieu, même s’il tend à s’améliorer, est encore empreint de machisme, plus ou moins latent. On est encore trop dans le cliché de la meuf qui ne boit que des vins doux, ou des rosés, voire qui fait potiche dans les domaines. Alors, j’enfonce le clou : les femmes sont là, et elles aiment le vin. Elles le font bien, le dégustent ou le vendent, l’apprécient tout simplement. Bref, c’est quelque chose de naturel, chez moi, d’en parler.

©Sandrine Goeyvaerts

Après avoir régulièrement écrit sur votre blog, l’écriture de ce livre était-elle une évidence ? Pourquoi avoir franchi ce cap ? Ça valait le coup ?

J’y songeais sans trop me l’avouer, c’est un mail qui a tout changé : celle qui allait devenir mon éditrice – coucou Séverine – m’écrivait pour me demander si un projet de bouquin pourrait m’intéresser. Oui, oui, oui ! Ça valait le coup : expérience géniale, à tous points de vue. J’ai beaucoup appris, j’ai beaucoup bossé, c’est très différent du blog où j’écris selon mon rythme, et sans longueur imposée… Un bouquin, c’est de la rigueur, un chemin de fer (aaaaargh), du calibrage, une relecture (où certains jeux de mots passent à la trappe, hélas). En somme, une masse de travail, mais très franchement, les retours sont tous assez cool.

À tout hasard, et plein d’espoir, avez-vous des tuyaux pour choisir son vin facilement, sans se tromper et à un bon prix ?

Déléguez ! Trouvez un bon caviste et faites-lui confiance : avec un peu de métier, il/elle vous cernera vite et vous trouvera le vin parfait, pour vous. Il dénichera la petite appellation, le vigneron qui débute ou, au contraire, la valeur sûre… Il ne faut pas forcément dépenser beaucoup d’argent pour boire bon, on trouve de très bons vins dans une fourchette de 7 à 15 € (hors champagnes ou vins de Bourgogne, où les prix sont plus hauts). Hormis le caviste, lisez beaucoup, des blogs, des guides et des journaux : plus on est informé, plus c’est facile de choisir, plus on se sent en confiance. Et allez salir vos bottes de temps en temps chez un vigneron, on apprend et relativise beaucoup à leur contact.

Quels sont vos projets actuels et futurs ? Avez-vous déjà d’autres projets de livres en préparation ?

Je vais continuer à écrire sur le vin, parce que j’adore ça ! Rencontrer encore plein de vignerons, parce que les stars, ce qui est au cœur de mon métier, ce sont eux. Il se pourrait bien qu’un truc se prépare, mais je suis un peu superstitieuse, alors je ne dirai rien. Restez à l’affût…

En bonus, en partenariat avec Hachette Vins, nous organisons un petit concours ! Tentez de gagner un des trois exemplaires du livre Jamais en carafe ! Pour participer, c’est simple :

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Fin du concours le 6 janvier à midi.

Jamais en carafe. Tout savoir sur le vin avec la pinardothèque, de Sandrine Goeyvaerts, chez Hachette, 128 p., 12,90 €. ISBN : 9782013962926.

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Je n'aime pas parler de moi. Ce qui ne devrait pas être un problème vu que c'est peu probable que vous vouliez lire sur ce sujet. Par contre, j'aime bien écrire sur tout ce qui suscite ma curiosité, m'amuse ou m'interpelle. Parfois aussi les trucs que j'aime pas, pour vous mettre en garde, ou vous effrayer. Dur à dire.

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