Jonathan Coe – Les nains de la mort

Jonathan Coe, brave écrivain britannique, publie son deuxième roman Les Nains de la Mort en 1990 (oui, c’est vieux ! Bah, tant pis !).

William, anti-héros dont on raffole, est un jeune pianiste dans un groupe à Londres qui tente de survivre dans la jungle londonienne. Malgré ses frustrations et sa tendance à faire du « sur place » – notez qu’il trouve son travail sans intérêt ; qu’il voudrait se lancer dans le journalisme ; qu’il est entouré de mauvais musiciens et d’un agent plus que douteux ; qu’il est isolé de ses deux seuls amis qui sont resté dans sa ville natale, qu’il partage un HLM dans une banlieue assez… « pittoresque » et que Madeline, la fille avec qui il sort depuis six mois, reste indifférente à ses charmes, mystérieuse et incompréhensible (mais revenons à nos moutons, donc malgré ses nombreux… désappointements ?) – il n’arrive pas à se résigner (orgueil mal placé plus qu’ambition à toute épreuve, cela dit !).

On avait déjà sorti les violons et paf ! V’la qu’il lui arrive pire encore : au moment où il décide de prendre sa vie en main et de changer de groupe, il est témoin d’un meurtre sanglant commis par… deux nains cagoulés (comme quoi, Jonathan Coe n’a pas choisi le titre de son roman en jouant au cadavre exquis avec !).

La suite du roman est une longue rétrospection : William nous raconte sa vie, son quotidien, retrace le chemin qu’il a parcouru pour avoir l’envie de changer de groupe et ponctue tout cela de diverses anecdotes.

Finalement, les trois derniers chapitres reprenant là où le roman avait commencé, tout s’enchaîne très vite. L’intrigue du meurtre est finalement dévoilée avec beaucoup de brio mais William reste le dindon de la farce, incapable de rétablir la vérité.

Les romans de Jonathan Coe sont souvent axés sur la vie, banale et même parfois pathétique, d’un ou de plusieurs personnages tout en ayant comme base un sujet précis que l’on retrouve tout au long du roman. « Tout se tient et tout et tout le monde est toujours lié » est la conclusion qu’on peut tirer après avoir refermé le livre. Dans Les Nains de la Mort, tout tourne autour de la musique, jusqu’aux noms des chapitres.

Comme chez Sébastien Japrisot (dont j’ai parlé plus tôt), l’intrigue est très bien ficelée ponctuée de diverses allusions et l’écriture est recherchée. Toutefois, j’ai quand même une nette préférence pour « La maison du sommeil » qui m’avait tout bonnement époustouflée !

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