Journal d’un tueur sentimental

« Dans un univers entre James Bond et les films policiers français des années 60-70, un tueur se retrouve seul pour vous conter l’histoire des 6 jours qui ont bouleversé sa vie. Epris d’une belle Française, il reçoit l’ordre de rayer un homme de la carte des vivants. Obnubilé par sa cible, il mènera un combat intrépide à travers le monde pour accomplir sa mission… »

Avec un scénariste comme le grand Sepulveda, Nicolas Swysen et Gilles Poncelet partaient déjà avec un atout de taille. Restait toutefois à rendre cette histoire de papier, une nouvelle publiée dans le recueil éponyme en 98, viable et vivante sur scène.

Une scène plutôt spéciale, d’ailleurs, qu’est celle de la Samaritaine, café-théâtre mystérieux mais surtout chaleureux, installé dans la cave d’une bâtisse située non loin de la place du Sablon. Accueillis par la directrice, Huguette Van Dyck, qui derrière le bar, vous propose de quoi vous restaurer ainsi diverses boissons sympathiques et, cerise sur le gâteau, en bon café-théâtre, la salle est munie de tables pour que vous puissiez continuer de vous abreuver durant le spectacle!

Bref, une partie du décor est planté: une cave voûtée, des chaises, des tables et une scène… Parlons-en de la scène, justement: un escalier dans le fond, par lequel descendra le comédien, un piano à droite, un pupitre à gauche et trois chaises au milieu. C’est tout. Nada más. That’s all. T’is alles.

Un costume, un chapeau, un téléphone portable et un arme et voici Gilles Poncelet, fin prêt. Evoluant dans ce décor minimaliste épuré avec prestance, le jeu de l’acteur est sans conteste impressionnant. Tout seul, il arrive à nous faire voyager à travers le monde, du Grand Bazar d’Istanbul aux églises mexicaines et de la chaleur de Madrid au temps sec de Paris, il fait vivre devant nous une kyrielle de personnage, avec brio, ou presque. Car, si Gilles Poncelet s’en sort bien dans son seul en scène, on peut s’empêcher de regretter les nombreuses bafouilles ainsi que le déséquilibre notoire entre son côté « tueur » très travaillé et son côté « lover » qui, malheureusement, parvient difficilement à nous convaincre.

Toutefois, malgré ces quelques bémols, sur lesquels on ferme aisément les yeux vu la jeunesse des représentations et du projets, ainsi que quelques petites longueurs ci et là, on ne peut que vous conseillez vivement d’aller vous fourrer dans l’antre de la Samaritaine pour écouter l’histoire de ce tueur sentimental qui n’y crèchera que jusqu’au 15/12 et pas un jour de plus (question d’incognito, tout ça) !

Du 30/11au 15/12 au Café-théâtre La Samaritaine, 14 rue Samaritaine à 1000 Bruxelles.De: Luis Sepulveda

Mise en scène : Nicolas Swysen

Avec : Gilles Poncelet

Plus d’infos sur La Samaritaine.

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