Jusqu’au 18 août – Keith Haring : The Political Line – au Musée d’art moderne de la ville de Paris et au CENTQUATRE

L’exceptionnel héritage culturel qu’a laissé Keith Haring est bien évidemment marqué par ce regard très critique qu’il avait sur la société de son époque. Dès ses premières oeuvres, il s’oppose au pouvoir de l’état et critique le capitalisme et la société de consommation. Il se soulève ensuite contre le racisme et l’homophobie et dédie les dernières années de sa vie à son combat le plus personnel : le sida. Malgré son engagement social incontestable, aucune exposition n’avait encore abordé l’oeuvre de Keith Haring sur la ligne «politique». C’est cet objectif que le Musée d’art moderne de la ville de Paris s’est donné avec cette grande rétrospective consacrée à un des artistes les plus célébrés de son époque, qui réussit encore aujourd’hui à toucher les masses par son art unique et criant de vérité. Une expo qui a marqué le printemps parisien et qu’il ne faut absolument pas manquer avant la fin de l’été!

Moins de douze ans se sont écoulés entre l’arrivée de Keith Haring à New York et sa mort tragique en 1990. Sa courte carrière artistique n’en est pas moins animée d’une intensité créative unique, le jeune pionnier du street art et grande icône de la pop vivait dans l’urgence du moment et chaque oeuvre en est un témoignage. Au fil des immenses dessins sur vinyles et sur toiles, des peintures sur bois sculpté, des tableaux noirs du métro sur lesquels Haring dessinait à la craie, mais aussi des photos de ses oeuvres en plein air – comme la tour de l’hôpital Necker à Paris -, le visiteur s’engouffre dans un parcours thématique qui le propulse dans l’exaltant contexte politique et social du New York des années 80.

Outre l’illustration des nombreux combats qui lui tenaient à coeur, le Musée d’art moderne de Paris poursuit un des plus grands objectifs de Keith Haring, soit celui de rendre l’art accessible au plus grand nombre. La scénographie de l’exposition s’harmonise avec le langage visuel simple, mais extrèmement réfléchi, de l’artiste. Un langage qui, par la richesse de ses puissants symboles, laisse une grande place à l’interprétation et permet à chacun de se créer sa propre expérience. Ainsi, les enfants, comme les adeptes du street art apprécieront la visite et l’universalité de son oeuvre. Une autre des nombreuses preuves qui montre que ce grand dessinateur a réussi à  accomplir une des aspirations les plus importantes de l’art et de la culture, celui de rassembler. Un hommage à ce grand homme dont le parcours et l’oeuvre ne peuvent laisser personne indifférent!

Jusqu’au 18 août 2013 au Musée d’art moderne de la ville de Paris – 11 avenue du Président Wilson, 75116, Paris – et au CENTQUATRE – 5, rue Curial, 75019, Paris – Prix de 5,50 à 11 euros

Toutes les infos sur l’expo ici

Chloé Dessain

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