La Cerisaie

« Quatre tranches de temps réel, faussement simples. Une par saison. La symphonie nocturne et blanche, en quatre mouvements, d’un long adieu à la Cerisaie telle que chacun l’a aimée. Pour Lioubov, elle a la grâce gratuite de l’enfance, mais c’est là que son fils s’est noyé. Pour Lopakhine, elle vaut de l’or, mais il faut la détruire à la hache. Beauté stérile ou trésor à défigurer, chacun porte en soi sa Cerisaie. Et pour tous, l’avenir s’ouvre sur les décombres de son charme. Théâtre en Liberté est heureux de vous présenter cette « comédie » crépusculaire et lumineuse, le dernier chef-d’œuvre de Tchekhov. » 

Il me faut l’avouer, parmi les nombreuses lacunes de ma culture, la littérature russe pourrait aisément être comparé à un profond abîme, un trou béant, voire abyssal, dans lequel se débattraient vainement de grands auteurs tels que Dostoïevski, Tolstoï ou encore… Tchekhov.
Hier soir, pourtant, un heureux « hasard » me permit de repêcher ce pauvre Anton et de le sauver de la l’oublieuse et inculte noyade qui le guettait. Autrement dit, nous l’avons tous les deux échappé belle (probablement plus moi que lui, c’est vrai vu son statut actuel de poussière d’étoile). Comment ? Certains martyrs amoureux des planches nous offraient la possibilité d’être les spectateurs ébahis de cette incroyable comédie en 4 actes au doux nom de La Cerisaie. Et aujourd’hui, après cette seule expérience, il me semble que je puis aisément affirmer que je comprends enfin pourquoi le génie russe est tellement encensé.
Quatre actes, deux heures et demie et pourtant, on ne s’ennuie jamais. Des personnages vivants et complexes (sans exception !) se meuvent à travers un texte mêlant traits d’humour, questionnements internes et considérations philosophiques et historiques. Non content de nous livrer une analyse psychologique à la consistance étonnante, Tchekhov nous offre de magnifiques chassés-croisés, une alternance rythmique irréprochable, une utilisation fine des différents types de comiques… Tout ça, dans un cadre immaculé et presque féérique!
Cerise sur le gâteau: le professionnalisme des acteurs, du metteur en scène et de la costumière. Ces derniers illuminèrent la scène, chacun à leur manière, d’une manière tellement sidérante, que, à l’instar de certains personnages de dessins animés, de majestueuses étoiles dansèrent devant nos yeux…
Du 27/01 au 05/03/2011 au Théâtre de la Place des Martyrs.

De Anton Tchekhov

Mise en scène : Daniel Scahaise

Avec Delphine Bertrand, Jean-Henri Compère, Jaoued Deggouj, Christophe Destexhe, Bernard Gahide, Stéphane Ledune, Julie Lenain, Sylvie Perederejew, Laurent Tisseyre, Hélène Theunissen…

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