La Femme de l’Homme au Chapeau Boule

UNSPECIFIED - OCTOBER 24: Rene Magritte (1898-1967) and his wife Georgette Berger c. 1922 (Photo by Apic/Getty Images)
 

« Magritte vu du côté cuisine. Georgette en personnage principal, René quand il ne peint pas. Ce qui est fascinant, c’est la vie de couple. Et comment une femme aussi simple est l’indispensable complément d’un génie »

Un titre intriguant narrant l’histoire d’un artiste, d’un artiste belge plutôt mystérieux, à travers un regard autre… Irrationnel, peut-être, comme peut l’être l’amour. Éloge à la complémentarité, jeu de miroir et d’antithèses? C’est ce que nous avions envie de savoir!
Ne tournons donc pas autour du pot (de la laitière), après vous avoir fait si longtemps languir et oser poster cette critique le jour de la dernière représentation (il en faut, du culot, je sais, ça tombe bien, je n’en manque pas!). Cette pièce a pleins d’atouts. Un texte à la poétique travaillée et aux sonorités exquises (ce qui est de plus en plus rare lorsqu’il s’agit de théâtre contemporain). Une mise en scène originale: symétrie de décor, grand écran, en toile de fond, où se promènent nos deux protagonistes dédoublés, inclinaison de plancher correspondant à leur passion… Non, vraiment, c’est brillant!
Pourtant, dès le début, la pièce me semble sonner faux. L’adoration presqu’immédiate de René et Georgette a un arrière-goût mielleux bien trop sucré, le sourire béat d’Aurore donne des envies de meurtres et le rire de Baptiste est tellement gras qu’on en sort huileux comme lors des jours de bronzette aan de noordzee. Rajoutons une insistance un peu trop lourde sur la belchitude (une foué) à travers l’évocation longuette de la cochonnaille et la béotienne Léontine mais aussi une perte totale de rythme lors des questionnements internes de Magritte liés à sa célébrité entrainant une fin où l’oppressante angoisse se mue en niaiserie post-mortem.
La boucle est bouclée, mais pas de la meilleure manière qui soit!

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