La loose du dimanche & moi

Parfois, je me demande si les week-ends ne sont pas pire que la semaine. Pourquoi? Parce que du vendredi soir au dimanche matin, nous vivons 36h où le plaisir est le maître-mot, puis – paf! – retour douloureux au pays des responsabilités : nous sommes dimanche après-midi.C’est en bas de training et yeux de pandas que j’observe mon antre. Si la discipline ne m’a apparemment pas manquée la veille pour prendre ma pilule avant de me plonger dans un lourd sommeil d’alcoolique, j’ai eu plus de mal à ordonner mes affaires. Mes chaussures ont été jetées à deux coins différents du lit, mes fringues sont éparpillées dans la chambre, la vaisselle sale commence à dégager une odeur suspecte. Bref, on dirait l’appart d’un chômeur en dépression.

Tout ça ne serait pas si pesant si une charge supplémentaire ne venait pas se rajouter, j’ai nommé: le travail scolaire. Je jette un œil mauvais à mon MacBook: aller sur Facebook pour commenter les photos de la veille (et me détaguer des moches) ou réaliser cette campagne pub pour Record Bank que je dois rendre le lendemain? Ben, Facebook, hein!

Puis, là, il est déjà 17h. (Ne me demandez pas comment le temps passe aussi vite!) Commencer à travailler? Non, je vais d’abord prendre mon repas de midi! Des pâtes, pour absorber le reste d’acidité de mon estomac. Et devant une série, pour un plaisir maximal! Même si manger prend 15 minutes à tout casser, je choisis un épisode de 42 minutes. Après tout, j’ai encore toute ma soirée…

Commence alors le pic dépressif du dimanche. Pourquoiiiii je dois travailler alors que ça serait cool de passer une soirée « film » avec mon copain en mangeant des pizzas? Si seulement je n’avais pas tous ces travaux, j’aurais pu aller glander tranquille chez une copine pour débriefer la soirée de la veille… (« Tu te rappelles de tout? » « Ouais, je crois. » « Ok, alors confirme-moi que je ne me suis pas trop tapé la honte quand j’ai chanté I want it that way des Backstreet Boys, stp. »)

Je me promettrais bien de travailler à l’avance la semaine prochaine, mais le truc, c’est que je n’ai absolument pas envie de gâcher mon samedi avec les merdes du dimanche, qui par expérience, peuvent être expédiées en 2-3h le dimanche en fin de soirée, de toute façon.

Bref, le travail finit par être fait parce que bon, faut se faire chier un minimum dans la vie si on veut continuer à fonctionner dans cette société: réussir ses études, travailler pour gagner des sous et payer son MacBook, sa connexion Internet, sa picole du samedi soir et sa pizza du dimanche. Et pourtant, j’aime ce que je fais, mais je reste réticente à l’effort et désespérée comme un mioche qu’on mettrait au jardin d’enfants pour la première fois. Mais être une chômeuse dépressive: pas question, c’est trop la loose.

Sur ces paroles philosophiques, je vous laisse, car après le dimanche de la mort, il y a le lundi de la mort et le réveil à une heure inhumaine qui va avec. Survivez-bien à vos semaines respectives!

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Clara, la vingtaine avancée, passionnée de style, voit la mode comme un moyen de se mettre en valeur et de se sentir mieux dans sa peau. Dans la "vraie vie", travaille comme copywriter et community manager.

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