LA REINE DES NEIGES en exclusivité au Grand Rex à Paris!

La désormais traditionnelle féerie des eaux version 2013 est de retour au Grand Rex à Paris !

 Un véritable pari technique et artistique que ce show lumineux et magique, qui depuis 1954 ( inauguré avec le film « Tant quil y aura des hommes » ) donne rendez-vous chaque année aux spectateurs dans la plus grande salle dEurope ( 2700 places) et le plus ancien cinéma de Paris ( la salle légendaire vient de fêter ses 80 ans!).

La féerie des eaux, cest 1200 jets jaillissant à plus de 15 mètres de hauteur, dansant au rythme des tubes du moment, dont l’incontournable Daft Punk, mêlés à de fascinants jeux de lumière et de laser, sans oublier les hologrammes aux couleurs du Disney de fin d’année, pour finir en apothéose avec un feu dartifice qui fera retrouver votre âme denfant. 20 minutes en sons et lumières qui résonnent comme une jolie introduction féerique à la nouvelle création des Studios Disney présentée en avant-première au Grand Rex, seule salle en France à diffuser le film avant sa sortie nationale prévue le 4 décembre.

Avec La Reine des Neiges, Disney nous a concocté pour les fêtes une animation totalement givrée sinspirant dun conte classique et adaptée, 23 ans après La Petite Sirène, dun des plus célèbres contes dAndersen.

Si les premières minutes laissent craindre le pire, avec d’emblée ces omniprésents passages chantés renouant avec la grande tradition musicale du célèbre studio (et abandonnée depuis le Bossu De Notre-Dame ), très vite lintrigue (originale) s’impose d’elle-même : comment sortir le royaume d’Arendelle de cette malédiction climatique qui le plonge dans un hiver de glace éternel?

Si l’univers du conte est respecté (Andersen oblige), on y croise comme à l’accoutumée un peu de magie, quelques princesses (devenues deux sœurs par rapport au conte dAndersen), des créatures mystiques, de mystérieux trolls, des rennes ou un bonhomme de neige facétieux…L’approche est résolument plus moderne, progressiste aussi et certainement plus noire et sombre que certains Disney…

Après le trop linéaire et formaté Le Monde de Ralph ( hommage à l’ère du jeu vidéo ) qui privilégiait l’esthétique visuelle en dépit du scénario, cette Reine des neiges signe un nouvel âge d’or et confirme une nouvelle lignée d’héroïnes qui devraient, sans aucun doute, ravir les petits (peut-être davantage les petites filles) et les grands aussi…

Destinés en premier lieu aux enfants, les contes d’Andersen s’adressent en réalité à un plus large public, tant ils bénéficient par leurs poésies, leurs morales et leurs thèmes, de différents niveaux de lecture.

La reine des neiges est certes une histoire de royaumes (à conquérir) et de princesses (bientôt reines), mais attention, l’approche est moins « mignonne » et « gentille » qu’elle n’y paraît.

Chez Disney, les princesses d’aujourd’hui sont moins mièvres, placides et naïves que certaines de leurs aînées. Elles sont désormais au cœur de l’action et font preuve d’héroïsme. « Rebelles » (Mérida) ou insolentes (Raiponce), elles laissent désormais place à des personnages plus complexes, riches et passionnants comme la princesse Elsa, froide et inaccessible, pas vraiment une héroïne ( incapable de maîtriser ses pouvoirs) mais pas vraiment une méchante non plus (devenue mauvaise et dangereuse sans le vouloir).

S’il est toujours question de quête ce n’est plus celle du prince charmant qui est au coeur de l’action. Les princesses du XXIeme siècle ne sont désormais plus préoccupées par le grand amour ( et si prince charmant il y a, celui-ci est loin d’être charmant… ). Il y est, bien entendu, encore et toujours question d’amour (comme dans La petite Sirène, seul un baiser damour sera salvateur pour le royaume), mais celui qui prédomine est celui des deux soeurs l’une pour l’autre, le plus puissant, le plus intense et éternel amour…

Ecrit en 1844, La Reine des Neiges est un conte initiatique teinté de philosophie qui fait la part belle au merveilleux et questionne sur la façon de grandir, de se construire et encourage chacun de nous à garder son âme denfant. Si à la fin, les deux princesses sont devenues des adultes, elles restent cependant « des enfants par le cœur ».

A la fois une petite merveille graphique et un beau voyage au cœur de la Scandinavie (en particulier la Norvège, fidèle à l’architecture et à ses paysages de hautes montagnes de toute beauté et aux célèbres fjords du grand Nord) la dernière animation Disney, servie par un scenario efficace, est un magnifique enchantement visuel, un conte hivernal dont les décors glacés, enneigés et givrés invitent à la magie de Noel et aux fêtes de fin d’année!

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Atteinte de cinéphilie aiguë, Lorraine Lambinet, fille de projectionniste, a passé son enfance dans les salles obscures. Titulaire d'une Maîtrise Arts du Spectacle et Écrits Cinématographiques, elle a touché à tous les domaines du 7ème Art aussi bien à la programmation (Festival Quais du Polar, Courts du Polar), l'exploitation (Projectionniste), la réalisation (Assistante réalisatrice) ou la production (Assistante de production long-métrage ). Aujourd'hui, elle est Directrice d'un cinéma en région parisienne.

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