L’amour dure trois ans

« Marc Marronnier, critique littéraire le jour et chroniqueur mondain la nuit, vient de divorcer d’Anne. Il est sûr à présent que l’amour ne dure que 3 ans. Il a même écrit un pamphlet pour le démontrer mais sa rencontre avec Alice va ébranler toutes ses certitudes… »

Le livre n’ayant pas été des mieux accueillis (voir ici), nous n’avions pas vraiment l’intention d’aller voir le film. Pourtant, la bande-annonce nous faisant miroiter un film un peu plus attrayant et les divers avis, collectés ici et là, présentant le film comme étant sympathique et moins antipathique que son père de papier, nous nous sommes finalement décidés à daigner honorer les salles de cinéma de notre (pour le moins charmante, cela va de soi) présence.

Résultat? Ainsi que d’autres l’ont précédemment énoncé, le film est très différent du livre et, de ce fait, moins lourd, moins indigeste. Il contient un peu moins d’apitoiements incessants et de débauche et c’est tant mieux! Qui plus est, l’idée de mettre en scène la publication du livre était remarquable (il faut le reconnaître).

Cependant, la réalisation nous semble quelque peu maladroite… En effet, la poésie picturale n’est pas franchement subtile, les dialogues ne sont pas toujours pertinents, l’humour est parfois chaussé de trop gros sabots, la déconstruction narrative est de temps en temps fantaisiste et, enfin, le rythme – qui se ralentit très fortement vers la fin – est loin d’être égal…

Toutefois, le réel problème reste que, à l’instar du livre, le film révèle une incontestable faiblesse scénaristique qui est probablement due au changement radical et intempestif de point de vue de notre protagoniste (« l’amour, c’est nul; l’amour, c’est génial » c’est bien mais il faut être un tant soit peu consistant de temps en temps, hein) et qui nous fait finalement retomber dans le happy end niais et prévisible à crever…

Enfin, heureusement, Louise Bourgoin – splendide ! – est ensorcelante et sauve la mise de Gaspard Proust – fiché pour délit de sale gueule – interprétant Marc Marronier, qui reste définitivement un petit con.
Bref, comme l’ont dit d’autres avant moi : divertissant mais pas brillant.

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1 Comment

  • Suis tout à fait d’accord avec cette critique. On sent que Beigbeder a surtout cherché à se faire plaisir durant tout le film, c’est truffé de petits gadgets plus ou moins réussis…

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