L’argent

« Voici un projet emblématique de notre saison: l’argent lié à la mort. L’argent se créera sans l’argent attendu… Nous espérons que le manque des soutiens financiers nécessaires à la réalisation de cette création, loin de la conduire à la morgue d’elle-même, la rendra plus vivante que jamais. Il est de plus en plus difficile d’estomper le fossé entre ceux qui n’ont rien, même pas les mots, ceux qui ont de moins en moins et ceux qui ont tellement qu’ils ne savent plus comment le cacher. La vie artistique, miroir de nos sociétés, reflète cette précarité générale.L’ «artiste», empêché d’accomplir son œuvre, en est réduit à la non-existence. Être mort à soi-même, être un mort vivant, étrange état que l’on finit par accepter si l’on n’y prend garde. S’interroger sur son destin est déjà un luxe… Que m’est-il permis de vivre? »

L’argent parle-t-il de l’argent lié à la mort ou plutôt de la mort qui est toujours liée, d’une manière ou d’une autre, à l’argent ? Telle est la question que nous nous sommes posée à la sortie de la pièce.

C’est un concept pour le moins alléchant que nous présente ici la Balsamine.Cette mort de l’art, de l’âme… Cette société de consommation qui broie tout, à commencer par du noir, annihile les moindres rêves et envies sans sourciller. En voilà un thème contemporain qui devrait en intéresser plus d’un!

Seulement, il n’en est rien. Les phrases saisies sur le site du théâtre ne reflètent pas complètement le projet d’Arcas qui tente en réalité d’établir un parallélisme métaphorique pour le moins obscur entre notre conception humaine de l’argent et de la mort. Et c’est tout de suite beaucoup plus complexe

Malheureusement, si le décor est audacieux et la mise en scène intrigante, la lenteur extrême et le manque de luminosité desservent totalement cette pièce absurde et décousue au possible ! Un poil trop d’ailleurs. Le jeu loufoque des acteurs – comprenant son lot d’hésitations, de silences, de répétitions et de tics – crée un rythme haché qui, drôle au départ, finit irrémédiablement par lasser et, entre fatigue et exaspération, notre cœur balance plus d’une fois.

Loin de nous l’envie de dénigrer cette création théâtrale mais nous nous devons d’avouer que, personnellement, nous ne fûmes que très peu convaincues par les moyens de communications usités…

Du 6 au 15/10/2011 à 20h30 (relâche le dimanche et le lundi) auThéâtre la balsamine, 1 avenue Félix Marchal à 1030 Bruxelles.

Les places sont de 4 à 14 €.

De
Stéphane Arcas

Mise en scène : Stéphane Arcas et Cécile Chèvre

Avec Marie Bos, Nicolas Luçon, Philippe Sangdor et Claude Schmitz

Plus d’infos sur leur site.

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