L’artiste bruxellois Migou croise les genres pour son nouveau single : « La Morsure »

La croisée des genres, c’est la marque de fabrique de l’artiste bruxellois Migou. Par sa voix au timbre plutôt chaud, le chanteur nous embarque pour un tour de 4 minutes 44 secondes, un tour de sonorités au carrefour de la funk, de la chanson française, le tout dans une ambiance jazzy qui ne laissera personne de marbre. Le titre de ce single ? « La morsure« . Il est sorti et mis en ligne depuis le 16 septembre dernier et, comme son nom l’indique, il transperce la peau… Mais pour du bien !

Dès les premières notes, on est plongé dans l’ambiance funky et groovy de la mélodie. Composée, écrite et interprétée par Migou, « La morsure » est le single qui annonce un nouvel EP. Il est prévu pour bientôt (restez branchés !). Avec ce titre finement travaillé et cisaillé, Migou a décidé d’en faire un porte-drapeau de son style musical transculturel, sans frontière, s’inspirant à droite à gauche, de l’ensemble des styles qui lui parlent, qui le font créer. Il y a la funk, bien sûr, qui constitue le fil rouge de « La morsure » comme d’autres de ses morceaux antérieurs (on pense à « Un long baiser« , sorti en 2016) mais aussi des aspects tirés du jazz, du groove et bien sûr de la chanson française, tant pour les mélodies que pour les textes, écrits toujours dans cette langue – ce qui donne à Migou une marque d’artiste local à ne pas négliger, à l’heure où bon nombre d’artistes préfèrent l’anglais en vue de toucher un public international… Migou a compris que l’un n’impliquait pas l’autre.

Cliquez sur l’image pour découvrir le nouveau clip de « La morsure », le dernier single de Migou !

L’éclectisme, Migou en a fait une force, se l’est approprié et le revendique. « Je m’inspire à la fois des artistes des anciennes générations et des sonorités plus modernes pour mes créations« , explique-t-il, « Ainsi, je dégage ce que je perçois de meilleur dans chaque genre musical, dans les créations de chaque grand artiste, et m’en sers de terreau fertile pour créer et proposer de la musique à mon tour. Je n’ai pas de frontières artistiques« .

Migou, vous avez dit Migou ?

Migou se définit lui-même avant tout comme un amoureux des mots. Et il l’a prouvé, par ses activités d’années en années. Aujourd’hui, il est l’auteur de 34 textes variés au total, de la chanson à la fiction romanesque, en passant par le scénario de long métrage… Migou s’est essayé à tout !

Et c’est très tôt qu’il s’est mis à table pour produire de l’art: « 17 ans, j’ai été lauréat (c’est-à-dire le vainqueur) du défunt concours “Paroles” de la Fédération Wallonie-Bruxelles (à l’époque nommée « Communauté française de Belgique » !) dans la catégorie déclamation« , comme il le raconte lui-même.

« Ah, et j’ai aussi obtenu le prix d’interprétation masculine dans « Faust » (réécrit par un Brusseleir dont je tairai le nom) ! Il y avait des ptérodactyles en frigolite au-dessus de ma tête et je dansais sur la zique de Babybel, fallait voir ça…! » ajoute-t-il avec humour. C’est tout naturellement qu’il a poursuivi ses cours de déclamation et d’art dramatique. Et il s’est retrouvé dans la classe de théâtre de Francis Besson, à l’académie d’Uccle.

Migou sur un tournage (2018) © D.R.

« Tout ça, c’était à la fin de mon adolescence ou quand j’étais jeune adulte… Plus tard, au cours de mes études d’anthropologie à l’ULB, j’ai rencontré et côtoyé des artistes tels que Daniel Vincke ( des groupes “Tam echo tam” et “Sibel”) ou encore Sylvie Nawasadio (de “Zap-Mama” et “Baruti Trio”) ainsi que Laila Amezian. Je leur ai composé  leurs premières chansons.

Puis il y eut la suite : « Et après cela, diplôme en poche : hop ! J’ai filé au “Jazz-studio” à Anvers, pour étoffer mon bagage, me faire de l’expérience !« , poursuit-il, « Cela m’a permis de rencontrer des musiciens de talent et de lancer mon premier projet d’auteur-compositeur-interprète baptisé “Kundalinî” (en référence au pendule de Foucault mais aussi aux templiers, au serpent cosmique, à l’ouverture du sixième chakra, au baiser sur le cul et tout le tralala !)« . Un assemblage de textes ciselés et de lignes jazz-funk et rock, pour être plus clair. Parallèlement, Migou a suivi des cours privés de technique vocale durant cinq ans auprès du tenor Carlos Belbey.

Ensuite, Migou a lancé un projet de chanson française aux influences latines “Le Migou”. Ce projet a été joué sur quelques scènes bruxelloises dont La Soupape, à Ixelles (au sein des soirées « nouveaux talents »), au Centre Culturel d’Evere ou encore au Théâtre Mercelis, dans le cadre du rallye “Chantons Français”. Sans parler de ses concerts privés.

« Outre mes scènes propres, mes textes et mélodies ont aussi fait écho aux Francopholies de Spa, pour des artistes FWB (via Samir Barris ou Le Beau Geste, par exemple) et au Cirque Royal… La vérité, ça fait plaisir, mon frère !« , explique-t-il, toujours en concluant par un trait d’humour, »Et là, d’un coup, bam ! : je me suis lancé dans un travail de maturité, avec onze chansons réunies en un album : “Un long baiser”, sous la direction artistique du très talentueux Philippe Laloy. Et puis, bien sûr, « La morsure« .

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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