L’artiste Sïan Able nous plonge en mer avec son nouveau morceau « Healing Waves » (interview)

On ne le dira jamais assez, Bruxelles regorge de créateurs et créatrices, d’artistes, de chanteurs et chanteuses, qui agissent seul-e-s ou en bande et qui nous proposent des peintures pour les uns, des séries de photos, captures d’instants vus ou vécus, ou parfois aussi des chansons, des musiques, des sons, des atmosphères. C’est le cas de Sïan Able, chanteuse de 28 ans qui vient de sortir un nouveau single : Healing Waves. Une plongée sous-marine qui nous fait ressentir l’ambiance des profondeurs !

Culture Remains est allé à sa rencontre pour tenter d’en savoir plus, sur son parcours, ses styles de prédilections, ses influences musicales, ce qui l’inspire en tant qu’artiste, toutes les casquettes qu’elle porte et les causes qu’elle défend, les messages qu’elle porte, au fil de ses morceaux.

Interview !

Faisons tout d’abord les présentations. Quand on lit « Sïan », on comprend vite qu’il s’agit de vous, Anaïs, et cela nous est confirmé dans votre bio sur votre site web. Mais pourquoi « Sïan Able » ? Y a-t-il un message subtil ou ce nom vous paraissait-il simplement bien sonner ?

Able, c’est Elba à l’envers (mon nom de famille). Je suis ambidextre et quand j’étais petite j’écrivais de droite à gauche, y compris sur les murs de la maison… Donc c’était pour moi une évidence que mon projet solo soit rélié à mon nom en miroir. Le joli hasard c’est le sens « capable », message très présent dans mes chansons. On a tous beaucoup plus de capacités et de forces en nous qu’on ne l’imagine. Tout est une question de croyances !

Vous venez de sortir votre nouveau singleHealing Waves. Quelles sont pour ce morceau les sonorités et les influences que vous avez voulu mettre en avant ? On y découvre des aspects soul et des tendances électroniques, n’est-ce pas ?

La soul est présente depuis le premier EP en effet, l’aspect électronique prend beaucoup plus de place depuis ce single puisqu’il n’y a plus d’instruments acoustiques en dehors du piano. Ce sont des couches et des couches de synthés, je ne sais pas ce qui m’a influencée à faire ça si ce n’est ma façon de composer pour le théâtre et la danse. Je n’osais pas encore le faire sur le premier EP où je suivais une « marche à suivre » plus traditionnelle dans la composition, dans celui-ci je fonctionne plus à ma façon, c’est-à-dire par couches de timbres et de rythmes. Je m’éclate énormément dans ce processus créatifs.

Sïan Able au festival 2000 Feuilles au Citylab (Pianofabriek, Bruxelles) © D.R.

Quel est le message de la chanson ?

La chanson n’a pas de message, elle est plutôt une invitation à se laisser faire, à se laisser vivre, et à se laisser sentir. Elle raconte mon expérience de guérison émotionnelle en nageant avec ces dauphins sauvages en mer Rouge. Pour moi, ce sont les vagues et la nature, mais chacun est touché par certaines vibrations et l’idée est de se laisser guérir.

Avez-vous désiré allier les paroles à la musique (qui nous fait penser aux vagues et au monde sous-marin) et même le clip vidéo ?

Totalement grillée (haha !). J’avais une idée du refrain, mais j’ai attendu de vivre l’expérience là-bas en Egypte (et donc d’avoir tourné le clip) avant d’écrire le reste des paroles, sur lesquelles j’ai ensuite composé la musique… Tout est absolument lié !

Avez-vous composé ce morceau ? Etes-vous aussi compositrice et autrice ?

Oui, j’écris, compose, et fais les prods de tous mes morceaux.

Quelles sont vos influences musicales de façon plus générale ?

En ce moment, j’écoute beaucoup Tash Sultana, Xavier Rudd, Amy Shark, Akua Naru, Sampha… Mes albums de chevets sont plutôt ceux de Nina Simone, Radiohead, Bjork, Sia.

Quels thèmes retrouve-t-on le plus dans vos morceaux ? Diriez-vous que vous êtes « engagée » ?

Engagée, oui. Pour l’écologie, pour les animaux, la nature, et la diversité. Mes chansons parlent une fois sur deux de la nature. L’ouverture de ma release party le 22 mai sera une composition sur le speech de Greta Thunberg à l’ONU, par exemple… Je parle aussi beaucoup des émotions, de la force intérieure, la colère, la dépression, de trouver son chemin…

Découvrez le clip-vidéo tourné en Egypte en cliquant sur l’image ! © Gaïane De Brabanter

Sïan Able est sans aucun doute une artiste qu’il faut suivre du coin de l’œil et qui nous sortira encore d’autres chats de son chapeau, des Vous voulez plus d’infos ? Suivez son actu sur sa page Facebook et sur son site !

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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