L’Atelier de l’Ecole Buissionnière : une vision alternative de l’enseignement maternel et primaire

Il existe mille et unes façons d’enseigner, d’éduquer à la vie et de transmettre le savoir aux plus jeunes d’entre nous. Certains sont plus classiques, d’autres optent pour une option plus originale. C’est le cas de l’Atelier de l’Ecole Buissonnière. Située rue de la Cueillette n°27, dans un petit coin de la commune d’Uccle, non loin de la gare de Moensberg, cet établissement accueille les enfants de 2 à 6 ans et leur apprend des compétences, guidé par les questionnements et les intérêts de chacun d’entre eux. Pas de cours à proprement parler donc, simplement de l’échange, de la réponse aux interrogations. 

« Tous les enfants sont curieux par nature« , explique Thérèse De Vriendt, psychologue de formation et directrice de L’Atelier de l’Ecole Buissonnière. « C’est la raison pour laquelle, nous désirons ne pas formater les enfants en leur inculquant telle ou telle matière au détriment d’une autre, mais modeler leur apprentissage de manière individuelle afin qu’ils retiennent mieux ce qui leur est expliqué, parce qu’ils s’y intéressent vraiment. Ce qui n’est pas le cas dans les écoles maternelles et primaires majoritairement« .

Des activités en plein air sont centrales à l’Atelier de l’Ecole Buissonnière, sous surveillance ©Thérèse De Vriendt

Le nom en dit long

« Atelier de l’Ecole Buissonnière« , c’est une dénomination claire et efficace. En effet, l’école buissonnière, c’est l’apprentissage par soi-même, au contact du terrain et de la vie, de l’essai-erreur et du questionnement interne par la pratique et par les épreuves qui nous sont soumises. Mark Twain, le célèbre écrivain américain, en était déjà partisan au 19ème siècle avec « Les aventures de Tom Sawyer« . Il y voyait le meilleur moyen d’acquérir des connaissances, bien plus que les bancs de l’école classique.

« Comment telle ou telle chose fonctionne-t-elle ?« , « Par quel mécanisme, quel procédé, a-t-on réussi à réaliser ceci ou cela ? » : ce sont là des questions que les enfants se posent sans cesse, dans leur envie d’apprendre constamment, toujours plus. L’Atelier de l’Ecole Buissonnière s’est donné comme mission de les accompagner à leur rythme, au cas par cas, pour que chacun découvre par lui-même et qu’il en ressorte grandi réellement et non avec le crâne bourré d’informations dont il ne sait parfois que faire. Cette méthode est inspirée notamment de Montesori mais également bien d’autres penseurs de l’éducation.

L’apprentissage d’enfant à enfant et selon les questionnements

Dans cet établissement, il n’y a pas de barrières, ni de genre, ni d’âge, ni de quoi que ce soit. Tout le monde joue ensemble. « C’est aussi une méthode d’apprentissage intéressante« , précise Thérèse De Vriendt. « Le fait d’être mélangés crée des affinités inter-âge et permet que les plus grands des enfants transmettent des connaissances aux plus petits qui leur sont le plus proche, et par effet de mimétisme, à participer à leur développement« .

L’atelier de l’Ecole Buissonière donne le gout d’apprendre de disciplines originales, comme par exemple, la cuisine ©Thérèse De Vriendt

Il y a trois pièces centrales dans l’Atelier de l’Ecole Buissonnière.  La salle de jeu dans laquelle les enfants ont tout le loisir de se défouler à leur guise. Il y a aussi la salle de l’entre-deux, une salle où il faut être plus calme mais où l’échange vif reste autorisé. Ainsi, on y trouve des enfants qui dessinent, qui jouent à des jeux de société ou qui parlent entre eux de tout et de rien.

Enfin, il y a la salle dédiée à la « construction ». Dans cette dernière pièce, les enfants doivent faire silence ou parler à voix basse et motiver leur désir de participer ou de créer, seul ou en groupe. C’est dans cet endroit que se font, par exemple, des constructions de kapla ou de la lecture. C’est également là qu’ils font la sieste.

Et lors des beaux jours, il y a le jardin, avec un trempoline (toujours sous surveillance, bien sûr), un bac à sable et un potager pour sensibiliser les petits à la nature. Et ça marche ! L’école accueille déjà une dizaine d’enfants au jour d’aujourd’hui. Et bien d’autres choses, car il est prévu de la rendre plus agréable pour les enfants.

Horaires variables

Il est possible d’amener son enfant à la fréquence que l’on souhaite, selon ses envies, selon les disponibilités familiales, etc. Ici, la liberté est le maître-mot même dans l’organisation. Un jour, deux jours, ou toute la semaine, tout est concevable, en collaboration dans la planification avec la direction de l’école.

« A terme, pour la rentrée prochaine de septembre 2018, nous visons également d’élargir notre accueil et d’accepter les élèves jusque 8-9 ans, voire plus » explique Thérèse De Vriendt.

Dans cet établissement : « la nature est l’élément d’apprentissage par excellence » ©Thérèse De Vriendt

Découvrez cette école pas comme les autres dans tous ses aspects en parcourant leur site internet ou leur page Facebook. Les vidéos et les photos vous montreront bien plus visuellement de quoi il retourne !

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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