Le Cercle des Voyageurs

Assise dans un des petits fauteuils en cuir usé de la terrasse, sirotant un ice tea fait maison rempli de menthe fraîche, je contemple la devanture de ce lieu fascinant où se mélangent culture et cuisine. Parce qu’au Cercle des Voyageurs, on ne voyage pas seulement dans l’assiette… Suivez-moi et je vous raconterai l’histoire de cette belle bâtisse, situé dans la rue des grands Carmes en plein centre-ville.

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L’édifice même fut complètement reconstruit après le bombardement de Villeroy en 1695, qui avait enflammé et détruit une grande partie de Bruxelles. Dès lors, cet endroit majestueux, s’imposant dans la rue avec sa façade de 17 mètres de long, connaîtra plusieurs affectations à travers les siècles. Maison du gouverneur de Brabant, entreprise de textile et de broderie puis, au début du siècle, imprimerie jusqu’à même devenir une école de danse tenue par un ancien élève de Béjart. Finalement, l’endroit sera délaissé pendant quelques années et il faudra attendre 2002 pour que Brigitte de Clercq, fondatrice du Cercle des Voyageurs, ravive la flamme de ce lieu. Passionnée et aventurière dans l’âme, Brigitte de Clercq décide alors de créer un endroit unique à Bruxelles qui serait dédié au voyage et à l’évasion. Un endroit de rencontres où tout les passionnés de voyage comme elle pourraient se voir, se parler et raconter leurs expériences. Celui-ci ouvrira ses portes le 11 septembre 2002, exactement un an après les attentats des tours WTC, en mémoire aux victimes de New York. Tout se déroule comme espéré. Malheureusement, en 2005, Brigitte et son compagnon ne reviendront pas de leur voyage humanitaire au Mali. Ce sera alors la maman de Brigitte, qui n’était pourtant pas du métier, qui reprendra les rênes de l’endroit afin de continuer à faire vivre le rêve de sa fille…

Cela fait maintenant 3 ans que Haile Abebe, Ethiopien d’origine et ancien propriétaire du Kokob, a racheté le Cercle des Voyageurs. Néanmoins, l’endroit n’a pas changé et est resté un lieu de rencontres culturelles pour tous. L’on distingue trois salles, chacune proposant un aspect différent de l’évasion de soi. A coté de la salle principale où l’on retrouve le bar et le restaurant, il y a une salle bibliothèque ainsi que les caves. Tout au long de la semaine, des activités sont réparties entre ces trois salles. Le piano solo du mardi soir, l’apéro Tarot du jeudi, les séances de massage le mercredi midi… Puis n’oublions pas le ciné club chaque troisième mercredi du mois ainsi que les nombreuses expo photos, conférences, ateliers d’écriture, café philo ou psycho qui s’y déroulent. Le dépaysement sous toutes ses formes.

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La première fois que j’ai eu le plaisir d’aller manger là-bas, c’était pour mon anniversaire avec ma maman et Julien. Connaissant ma maman, je savais que c’était le genre de lieu et de cuisine qui lui plairait. La carte à elle seule est déjà tout un voyage, les énoncés font rêver et on a eu bien du mal à choisir. Maman et Julien s’étaient laissés tenter par du poisson (comme d’habitude) alors que moi j’avais opté pour de la viande. Une fois les plats servis, ce fut un plaisir pour les yeux ainsi que pour les papilles! Le ceviche de poisson était super frais, dressé dans une sorte de papadum en aumônière  et accompagné d’une purée de patates douces. Julien s’est régalé de son ‘Sésame, ouvre-toi’, un de plat incontournable du Cercle ( à 19 € ): un saumon en croûte de graines de sésame dorées et noires. J’avoue avoir été légèrement jalouse de son plat, même si mon steak avec sa sauce aux herbes et ses petites pommes de terre grenailles valait mon choix. Ce jour-là, on s’était dit qu’on allait revenir. Chose dite, chose faite il y a peu pour Julien et moi-même. On aurait pu se contenter du lunch à 14 euros, mais notre gourmandise a repris le dessus. Se souvenant de la carte, on en a profité pour manger ce qu’on n’avait pas encore goûté mais qui nous avait donné envie. Julien a pris un trio de viandes alors que moi j’ai opté pour le coin coin de chine ( à 21 € ). Je n’ai d’ailleurs jamais mangé de magret de canard aussi bon qu’ici. Le magret est nappé d’une sauce au miel et au poivre de Sichuan et accompagné de pommes de terre vitelotte ainsi que de légumes braisés à l’orange. Moi que n’aime ni le fenouil ni le chicon, j’ai tout mangé avec plaisir. C’est savoureux, c’est surprenant, c’est bon! J’avais gardé une petite place dans mon estomac pour une part de tarte au citron, mais il n’y en avait plus ce jour-là. Ooh tristesse! Julien, lui, a terminé avec une part de tarte crumble pommes-amandes.

Parfois, il ne faut pas aller très loin pour voyager. Alors si vous aussi vous avez envie de dépaysement, passez par là et laissez vous emporter… Moi, je suis conquise!

Puis merci encore à Maxence, gérant et ami de Brigitte, pour m’avoir conté les histoires du Cercle des Voyageurs…

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Le Cercle des Voyageurs
Rue des Grands Carmes, 18
, Bruxelles 1000, Belgique
+32 02 514.39.49
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