Le magasin des suicides

« Une ville morose où tout le monde est déprimé. Où le magasin le plus prisé est une boutique familiale dans laquelle sont vendues toutes sortes de poisons, gadgets et armes pour se suicider. Et puis, un jour, un enfant nait. Un enfant qui rigole tout le temps et semble aimer la vie. Pour les habitants, cette naissance reste un gros point d’interrogation. Annoncerait-elle le début d’un changement ? »

S’il y a bien quelqu’un qui a eu envie de se suicider de A à Z durant ce film, c’était moi. Pour ceux qui ne le savent pas, commençons par préciser qu’il s’agit, en fait, d’une comédie musicale. Bâclée, avec des chansons horribles, des voix nasillardes et fausses, et puis surtout, des paroles à la limite de la bouffonnerie. Ajoutons à cela que pour des raisons de simplification scénaristique le film enchaîne les passages chantés à raison de toutes les cinq répliques, il y a de quoi vouloir se manger la main (je me suis d’ailleurs mordue de désespoir après une demi-heure).

Ironie ? Humour noir ? Ne rêvez pas trop. L’une ou l’autre touche, par-ci, par-là, au début du film. Là où ce dernier choque réellement, c’est dans la mièvrerie ambulante qui s’en dégage. Assez contradictoire étant donné le concept d’origine qui, certes, avait un potentiel très exploitable au cinéma.

Notons également la fade tentative de faire de ce navet un Burton français; quelques points de réussite cependant : la fadeur, pour ne pas la répéter, des derniers films de celui-ci. Et puis quelques cernes sous les yeux des personnages. Histoire de leur donner malgré tout un petit côté dark.

Énorme déception. On ne m’aura plus.

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1 Comment

  • OH DIABLE !!! Dire qu’avec la bande annonce, je ne m’attendais pas du tout à ce que tu en dis ! Je vais vite rayer ce film de ma liste « à voir »… Merci d’avoir prévenu !

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