Le petit Jean-Baptiste est attendu par sa maman …

Chaque année, voyez-vous, depuis 5 ans (bien que, depuis quelque temps, c’est un an sur deux, que voulez-vous, je débarque), j’assiste à la représentation théâtrale de mon école – en réalité ancienne école – c’est-à-dire l’Athénée Royal d’Uccle 1.

En effet, il se trouve que la metteuse en scène, Madame Amandine Jamsin, fut ma prof de français en rétho et celle qui me donna l’envie de faire les Romanes. Par ailleurs, j’aurais bien participé à la pièce aussi, si je n’avais point été trop timide que pour me présenter (Mais maintenant, j’ai franchi le cap, c’est la fête). C’est pourquoi, j’aime assister à ces représentations qui représentent quelque chose (ah oui ?) de très important pour elle (rions, très chers !) et pour moi aussi, par extension.

Ce samedi 19 avril, j’étais donc repartie pour un nouveau retour aux sources. Ils jouaient « Le bourgeois gentilhomme de Molière ». Ils jouent toujours des pièces connues d’ailleurs. La première année nous fut présenté « Ubu Roi » d’Alfred Jarry. La meilleure selon moi. Le ridicule même de la pièce poussait les acteurs, peut-être encore intérieurement terrorisés, à se surpasser. Rien ne pouvait tomber à l’eau puisque la pièce elle-même est une vaste plaisanterie de – presque – mauvais goût (Bah oui, l’absinthe, on aime, ou on aime pas !). La deuxième pièce fut « Le songe d’une nuit d’été » de William Shakespeare, très bien jouée, elle aussi. En troisième lieu, nous eûmes droit à « Cyrano de Bergerac » d’Edmond Rostand. Clairement un défi à relever. Bien que le jeu fut plaisant, il fut bien malheureux que, de là où j’étais, je n’entendis point toutes les répliques. Volume sonore laissant à désirer donc. Heureusement que la pièce est connue de tous, qu’il n’est point difficile de se souvenir des événements et qu’ils sont, après tout, des débutants (comme moi) en passe de s’améliorer car sinon, où aurait été le plaisir de voir un spectacle sans saisir un traître mot ?

Qu’en est-il donc de cette année ?

« Le bourgeois gentilhomme » n’en était pas moins difficile à mettre en scène puisque cette pièce de Molière est une comédie-ballet de 1670. La langue autant que la danse pouvait être problématique pour une troupe scolaire dont une grande partie du public comprend, bien sûr, famille et amis. Mais l’adaptation était originale et fort bien réussie.

Malgré les quelques problèmes qui ont pu se poser : danses et musique peut-être un peu trop longues et répétitives, niveau sonore et articulation pas toujours optimaux, quelques cafouillages ou rires. Ils ont bien tiré leur épingle du jeu avec un Monsieur Jourdain très en forme : drôle, toujours compréhensible, interagissant avec le public, et possédant une présence et une gestuelle incroyable ; un décor magnifique ; des improvisations et clins d’yeux plutôt cocasses ; et un investissement commun qui transpirait à travers la pièce.

Bref, à part le programme qui me laissa un peu perplexe et la faune et la flore que je (re)connais de moins en moins au fil des années (quelle idée aussi d’engager de nouveaux profs et de changer d’élèves tous les ans) et qui me donne envie un peu moins chaque jour de devenir prof, c’était ma foi… fort agréable !

Alors… le petit Jean-Baptiste est-il attendu par sa maman?

 

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