Le prénom

Vincent, la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Elisabeth et Pierre, sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami d’enfance. En attendant l’arrivée d’Anna, sa jeune épouse, on le presse de questions sur sa future paternité. Mais quand on lui demande s’ils ont déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge la petite assemblée dans le chaos… Avec « Le Prénom », Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière s’en sont donnés à cœur joie ! Dans un environnement conjugal assez banal, traversé de tensions quotidiennes, quelques amis réunis pour un dîner convivial en viennent à se dire leurs quatre vérités, quitte à oser faire de surprenantes révélations…

Avant d’aller voir la pièce, je n’ai pas voulu voir le film. J’ai regardé ce dernier, le soir-même, en rentrant après avoir été aux Galeries. Mais je ferai la comparaison après.

Le prénom. Prétexte de base à l’embrasement d’un dîner entre amis. Vincent, beau gosse et qui a réussi dans l’immobilier, va avoir un fils, et décide de faire croire à ses amis et sa sœur que lui et sa femme vont l’appeler avec un prénom qui porte fortement à débat (je ne le dirai pas ici pour ne pas spoiler ceux qui ne le savent pas encore). C’est sur cette base que la pièce débute et suite à un quiproquo toute l’histoire s’emballe et les personnages commencent à révéler leur vérité et ce qu’ils pensent des autres. De leurs amis.

Au travers de cette tranche de vie entre ces cinq personnes, on voit tour à tour la joie d’être entre meilleurs amis, la tristesse, la colère. Et pourtant, grâce à une mise en scène bien ficelée, on rigole pendant une bonne partie de la pièce. Les blagues sont bien placées et mises en valeur. Ce qui est nécessaire dans une pièce faite d’humour noir et d’engueulade.

Personnellement j’ai adoré, littéralement. Stéphane De Groodt joue parfaitement son rôle de crétin, frimeur et c’est tant mieux puisque c’est un peu lui qui est au centre de la pièce, du moins au départ. C’était 1h30 de pur bonheur, où l’on ne voit pas le temps passer, et où j’étais vraiment pris par les personnages et les dialogues.

Pour ceux qui ont déjà vu le film, voici quelques éléments qui devraient vous donner envie de voir la pièce. Premièrement, ne pensez pas que l’histoire change, et ne pensez pas non plus que les dialogues changent. Sauf petits arrangements, le film colle parfaitement au texte des auteurs.

Cependant, là où réside la nécessité d’aller voir cette histoire sur les planches, c’est pour la mise en scène. En effet, cette version aux galeries laisse beaucoup plus la place au rire. De plus elle tire un peu moins vers le sentimental, c’est beaucoup plus brut. On n’a, en effet, pas la possibilité de voir les évocations et ce qu’il se passe lorsque la voix off parle. C’est donc un peu plus rythmé.

Et puis enfin, c’est toujours beaucoup plus plaisant de voir un huit-clos au théâtre, puisque c’est fait pour. Les Galeries frappent donc encore un grand coup pour cette dernière pièce de la saison. Vivement l’année prochaine et l’année des 60 ans, qui nous réserve, je peux déjà vous le dire, quelques surprises.

Du 20/03 au 14/04 2013, au Théâtre des Galeries.

De : Matthieu Delaporte et Alexandre de la Patellière.

Mise en scène : Martine Willequet.

Avec : Catherine Claeys, Steve Driesen, Stéphane De Groodt, Christel Pedrinelli, Nicolas Buysse.

Plus d’infos sur le site du Théâtre des Galeries.

 

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