Le XVIIIe siècle et la médecine

Comme le laisse entendre le nom de l’exposition, le thème abordé n’est pas la médecine au XVIIIe siècle, mais bien la façon dont les avancées du XVIIIe siècle ont notamment influencé la médecine.

Après s’être plongé dans le faste et l’intimité du XVIIIe au rez-de-chaussée du château, direction le premier étage. L’exposition s’ouvre sur un symbole de toute une époque: le corset. Quelle meilleure entrée en matière que cet objet de torture féminine, exprimant avec force, douleur et émotion les thèmes de l’appartenance sociale, du paraître et de l’intimité refoulée ? A l’image de la pensée et de la société d’autrefois, il emprisonne, il opprime, il étouffe. Préconisé par les médecins, son abandon est obtenu sous la Révolution française grâce à une propagande scientifique mais aussi face à un nouvel élan collectif inspiré de liberté et d’égalité. Délivrance, mise à nu du corps, mise à nu de la pensée, c’est bien là tout l’esprit du siècle des Lumières.

 « Le médecin ordonne bain quand il est au bout de son latin. »

L’exposition aborde ensuite la médecine comme un héritage « savant ». Là encore, la théorie des humeurs, l’alchimie, la religion et l’exotisme se font témoins de techniques et de modes de pensée fumeux, dépassés, lointains, inefficaces et dangereux pour certains…

Et puis vient le XVIIIe siècle dans toute sa splendeur : entre avancement des sciences, invention d’instruments, importance de l’hygiène, retour à la nature et recul de l’Eglise, les découvertes s’enchaînent, les connaissances s’étendent, les mœurs évoluent, l’esprit critique se développe. Ce renouveau bouscule les tabous, révolutionne la pensée et transforme le rapport de l’homme à la société. A l’époque, mieux vaut avoir le cœur bien accroché face à tous ces changements et donc, être en bonne santé…

Une visite intéressante, ni trop longue, ni trop courte. Tout au long du parcours, des instruments scientifiques, des objets, des extraits littéraires, des images d’époque viennent appuyer les thèmes abordés. On regrette néanmoins l’absence d’explications plus approfondies à propos des objets exposés.

 

Un mot sur « Faste et intimité »

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Exposition permanente, « Faste et intimité » propose un parcours sensoriel dans les coulisses du XVIIIe siècle. En tout, 17 pièces réparties en appartements de société et de commodité sont à explorer, sens aiguisés. La sphère publique dans ce qu’elle a de plus brillant, la sphère privée dans ce qu’elle a de plus intime ; à voir, à écouter, à sentir. Le château abrite également une impressionnante collection de 500 objets d’orfèvrerie dont de très jolies chocolatières, ainsi que de magnifiques parquets.

Jusqu’au 21 avril 2014 (tous les jours de 10 à 18h) sauf les lundis non fériés au château de Seneffe.

Tarifs : de 0 à 5€ (voir conditions) 

Plus d’informations sur le site du château de Seneffe

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Coordinatrice éditoriale pour Culture Remains, j'use aussi de temps à autres de ma plume. Culturellement plutôt classique, je reste toujours ouverte à d'autres horizons.

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