Lee Jackson – Les secrets de Londres

« Quels douloureux remords peuvent bien pousser une jeune femme à sauter du pont de Blackfriars pour espérer trouver, dans ces eaux froides, un semblant de pardon ? Sauvée in extremis, Nathalie Meadows, principale suspecte dans l’affaire du meurtre de la célèbre chanteuse de music-hall Ellen Warwick, se voit pourtant offrir une seconde chance. Forte d’une nouvelle identité, elle décide de tout mettre en œuvre pour découvrir le véritable assassin de son amie. Commence alors un dangereux voyage à travers les rues sombres et poussiéreuses du Londres victorien. Des bordels de Whitechapel en passant par les maisons bourgeoises de Manchester Square et les échoppes mal famées de Seven Dials, la ville n’a pas fini de révéler ses secrets… « 

Attirée par l’accroche « Polar victorien » de la couverture, je me suis jetée sur ce roman qui était fait pour me plaire. Mais de polar il n’y avait malheureusement presque pas trace. Pourtant je ne peux pas dire que je me suis ennuyée : allez savoir pourquoi, le rythme, loin d’être très rapide, m’intriguait ! Derrière cette publicité un chouia mensongère, on se balade tout de même dans Londres durant toute l’histoire. Les chapitres sont d’ailleurs titrés de noms de rues. J’ai cependant été déçue par le style… Bâclé ? Un style en tout cas trop plat à mon goût (le seul moment où le style s’envole un peu réside dans mon  premier extrait, plus bas), qui n’offre pas beaucoup d’occasions de s’évader vraiment.

Les personnages quant à eux n’offrent pas grand-chose à se mettre sous la dent niveau caractère. On devine bien sûr que celui-là n’est pas net, que celui-ci est un fameux salaud, que l’autre là ne ferait pas de mal à une mouche, que ce n’est qu’un pauvre gars, etc. Mais ils n’ont pas vraiment leurs propres traits de caractère, de sorte qu’on n’est dans l’incapacité de s’attacher à l’un d’eux, pas même au personnage principal, Nathalie Meadows. Cette dernière nous balade sur les traces de son amie, la chanteuse Ellen Warwick, sauvagement assassinée. Le problème, c’est qu’elle semble désespérément seule et qu’elle n’est franchement pas très adroite pour mener l’enquête. Heureusement pour elle, elle garde quand même l’attrait de la deuxième chance : ayant raté son suicide, toute la ville la croit morte. Si sa nouvelle et fausse identité n’est pas vraiment exploitée de la meilleure des façons par l’auteur – la psychologie du personnage aurait peut-être dû en prendre un coup – elle a quand même le mérite de nous balader à couvert et de « voir sans être vu ».

Le roman n’est pas déplaisant à proprement parler, mais la fin laisse fortement à désirer : on a droit à une fin ouverte qui n’a pas lieu d’être et qui tombe tout à fait par hasard… Sans compter la question rhétorique mais toujours présente : « Mais que font les flics ? ».

Et enfin, pour enfoncer le clou, j’ai trouvé le titre de la traduction*… Comment dire ? Prétentieux. Les secrets de Londres ? Pour un petit bouquin “de rien du tout” ? Mouais.

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Dévoreuse de livres

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