L’encrier a disparu

 « Six comédiens survoltés se parent d’humour noir, s’emparent d’un univers singulier et partent com- battre avec absurdité une réalité oppressante. Leur chef d’orchestre, c’est Bernard Cogniaux (« Tout au bord », «L’éthique du lombric »,…). Ensemble, ils donnent vie à de courts textes et font apparaître un spectacle inattendu empli d’images surprenantes. La liberté totale de la création et l’humour déjanté, chers à Harms, se retrouvent pleinement dans ce spectacle-dynamite. »
Survoltés, c’est le mot. Vous n’aimez pas le non-sens? L’absurde vous laisse de marbre et la cacophonie vous irrite? Vous aimez tout ce qui a un début, un milieu et une fin logiques? Vous êtes un fervent partisan de la rationalité? Eh bien, soyons francs, il vous faudra la ranger car l’encrier a disparu… Ou éviter de mettre les pieds dans la charmante salle des voûtes du Public. Un décor en carton, une entrée tapageuse et voilà que nos six comédiens se retrouvent devant nous à babiller mille et une histoires à propos d’un célèbre russe. Ils semblent tous attendre quelque chose en retour mais visiblement déçus par la réaction du public, ces derniers retournent d’où ils étaient venus… pour mieux revenir! Tour à tour, ils interprèteront alors des sortes de scènettes, toutes aussi absurdes les unes que les autres, passant d’un personnage à un autre, modifiant leurs accoutrements, leurs mimiques, leurs postures aussi vite que l’éclair. Sans cesse en mouvement, nos personnages palabrent, supplient, menacent, tonnent, au point que la pièce nous fait rapidement l’effet d’une tempête assourdissante.
Si Danill Harms, l’Obériou, le Dada et l’absurde ne vous sont pas inconnus, amateur, connaisseur ou simplement curieux, alors il se peut que L’encrier a disparu vous parle (pas littéralement, non). Mais, malheureusement, la pièce ne fera probablement pas l’unanimité. Malgré la mise en scène incroyable et le jeu d’acteur époustouflant,le scénario aux airs inexistants et les liens trop chimériques entre les scènettes en rebuteront plus d’un et pour qui la pièce ne sera qu’un « pré-tapage nocturne », rien de plus.
Du 09/11 au 31/12 au Théâtre Le Public, 64-70 rue Braemt à 1210 Bruxelles. Les tarifs sont de 7 à 25 €.
De: Daniil Harms
Mise en scène: Bernard Cogniaux.
Avec: Maroine Amimi, Cédric Cerbara, Grigory Collomb, Flavia Papadaniel, Réal Siellez et Aurélie Trivillin.
Pour plus d’infos, allez voir sur le site du Public et n’oubliez pas de jouer au concours pour remporter des places!
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