Les adoptés

« C’est l’histoire d’une famille. Une famille de femmes que la vie a souvent bousculée mais qui est parvenue avec le temps à apprivoiser les tumultes. Les hommes ont peu de place dans cette vie et, naturellement, quand l’une d’entre elle tombe amoureuse, tout vacille. L’équilibre est à redéfinir et tout le monde s’y emploie tant bien que mal. Mais le destin ne les laissera souffler que peu de temps avant d’imposer une autre réalité. La famille devra alors tout réapprendre. La mécanique de l’adoption devra à nouveau se mettre en marche forçant chacun à prendre une nouvelle place. »

Non, non, non! Quelle déception! Quelle tristesse (et c’est le cas de le dire…)! Ce film promettait tellement mieux..

La bande-annonce, charmante, offrait du rire, des sentiments, des déchirures et de la poésie. Bref, elle avait tout pour plaire. Alors, que s’est-il passé? Le film commence déjà mal : des paroles mièvres et très banales ponctuent des images certes lyriques mais appartenant un peu trop au monde merveilleux des contes de fées. Qu’importe! Cela ne veut rien dire! Et puis, nos mamans nous ont appris à ne pas juger au premier coup d’oeil et à laisser le bénéfice du doute. Malheureusement, à cela s’ajoute un rythme lent et très contemplatif ponctué de dialogues un peu creux et manquant cruellement de vraisemblance… Les rires se font plus rares et le seul rayon de soleil qui reste aux adoptés est la prestation du jeune acteur qui joue le rôle de Léo, Théodore Maquet-Foucher, qui est tout bonnement à croquer. Les sentiments? Ils sont plats et prévisibles. Les déchirures? trop profondes pour toucher le spectateur. Que reste-t-il dès lors? La poésie.

Et c’est là que réside tout l’intérêt du film. Les plans sont extrêmement travaillés, les tonalités sont resplendissantes et les images sont nimbées d’un doux symbolisme qui nous donne l’impression d’être spectateur d’une succession de photographies artistiques. Pourtant, son aspect esthétique cotonneux ne sauve pas le film du naufrage. Car trop de symbolisme tue le symbolisme et tue définitivement toute la crédibilité du film…

Franchement, une guitariste/chanteuse qui vend des violons, une écrivain/libraire et un cordon-bleu/critique gastronomique comme protagonistes? Il ne manque plus que le peintre/galleriste et le guide touristique/acteur et, c’est bon, on a toute la bande de créatifs éclopés et recyclés « forcés » dans le même panier!

Comment expliquer ce coup dans l’eau? Le manque d’expérience, sans doute. À force de vouloir trop bien faire, on finit par en faire trop et on y perd en authenticité. Voilà ce qui définit Les adoptés : trop de pas assez.

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