Les Fleurs du mal

« Un spectacle musical qui offre un choix de poèmes explosifs et flamboyants, humains et tendres, où explose la modernité du poète dont l’audace lui avait valu la censure de son vivant. Entraînés par les chants et la musique, plongez avec fascination dans le parcours de ce marginal écorché et en colère, mais qui disait aussi : « le bonheur, il faut savoir l’avaler !  »

Baudelaire, tout le monde le connait (oui car même les moins passionnés de poésie y auront eu droit en secondaire), de là à réaliser un spectacle de ses poèmes… Le pari était risqué selon moi… et ma foi, brillamment relevé!

C’est donc une ballade champêtre qui nous est réservée, nous laissant papillonner de poèmes déclamés à quelques touches chantées…En fait, une mise en vie d’un art parfois plat, une mise en vie de la dimension érotique d’un auteur censuré, mise en vie de la lassitude d’un monde pourri de par les êtres qu’il accueille.

Le tout est agrémenté d’une touche de Dame Fontaine (Brigitte), image poétique et underground à la fois, image décalée d’un univers décadent, Baudelaire des temps modernes. Finalement une belle (re)découverte de textes en fait très actuels, magnifiés par un jeu d’acteur impressionnant. La nouvelle génération ici représentée nous réserve d’autres fabuleux moments de théâtre à mon avis.

C’est beau, émouvant, dur, c’est Baudelaire.

N’hésitez donc pas à vous engouffrer dans cette représentation proche du surréalisme (la salle est en sous sol, le sol en herbe, des plaids rouges sur les sièges, j’ai d’abord cru débarquer au pays des lutins) où l’atmosphère parfois un brin étouffante mais tellement langoureuse et sensuelle qu’elle réveillerait la libido d’un mammouth dans son bloc de glace.

Par contre, qui dit auteur classique, dit groupes scolaires. Quel Dommage que les étudiants d’aujourd’hui ne soient plus éduqués au respect…

Du 10/01 au 02/03/13 au Théatre Le Public, 64-70 rue Braemt à St-Josse. Les prix varient entre 8 et 25 €

Conception et mise en scène : Françoise Courvoisier

Avec: Robert Bouvier, Cédric Cerbara et Aurélie Trivillin

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1 Comment

  • Les étudiants n’ont jamais été éduqué au respect. C’était pareil à mon époque et ça le sera encore demain.

    Quand t’embarque un groupe d’ados forcés d’être là, t’en as 3 qui écoutent et le reste qui aimeraient être chez eux à jouer à Call of Duty ou sur Netlog.

    Après, j’imagine que ça vaut la peine pour les 3 qui écoutent. Enfin peut-être

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