Les Géants

« Comme chaque été, délaissés par une mère de plus en plus absente, Zak, 13 ans, et Seth, 15 ans, se retrouvent seuls et sans argent dans la maison de campagne familiale. Dégoutés, ils s’attendent encore une fois à passer des vacances de merde. Mais cette année-là, ils rencontrent Danny, un ado déluré du coin. Ensemble, en pleine crise de rébellion et blindés de leurs certitudes, ils vont explorer un espace de liberté insensé et commencer enfin la grande et périlleuse aventure de leur vie. »

Les géants ne sont pas si grand(iose)s que ça. Ce sont des mioches qui n’ont vraisemblablement pas hérité de la famille la plus psychologiquement saine qui soit. De ce fait, livrés à eux-mêmes, ils répètent le schéma pathétique de l’ado en pleine crise mais sans personne pour les guider, les gronder ou même leur offrir un peu d’affection. Trop vieux pour apprécier une activité simple comme regarder des films, lire un peu ou jouer au foot ou au Monopoly, mais trop jeunes pour comprendre qu’on en revient toujours à ces activités, une fois qu’on s’est acquitté le plus sérieusement du monde de toutes les conneries qui peuvent nous passer par le crâne, ils passent le temps en essayant visiblement de transgresser le plus de lois possibles en un temps record et nous, nous les observons en spectateurs externes et parfois perplexes. Accumulant les idioties, ils s’enfoncent lentement mais sûrement dans une situation aussi merdique qu’inextricable pendant que nous continuons à les contempler sans broncher…

Un film très cru, très belge, contemplatif et brut qui plaira probablement aux uns mais qui laissera totalement vides les autres. Ceux-ci auront dès lors tôt fait de pointer l’absence de moralité ou de message clair et l’indéniable lenteur qui accompagne cette histoire belge un peu sordide mais surtout relativement triste (voire pitoyable si vous avez jamais été un ado à problèmes ou à famille peu recommandable). Enfin, quoiqu’il en soit, tous s’accorderont toutefois sur le « musicalement très agréable« . The Bony King Of Nowhere, une révélation? Fort possible!

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3 Comments

  • J’ai adoré ce film! Il est triste c’est vrai mais à la fois très drôle. C’est mon film coup de coeur du moment je crois (et je vais tout le temps au cinéma)
    (par contre il y a une erreur dans le synopsis, les âges des personnages sont inversés)
    J’ai fait un article sur le film aussi … mais aps pour les mêmes raisons ^^

  • J’ai vu ton article et je me suis demandée quel était l’acteur en question! C’est vrai qu’ils jouent très bien, d’ailleurs.

  • Aaaaaaaaaaaaaah je suis désolée! J’ai pas reçu les notifications du coups je ne savais pas que tu m’avais répondu. C’est Zacharie Chasseriaud (le petit blond, celui qu’on voit le plus dans le film, j’ai remarqué que c’était le seul des 3 qu’on voyait « tout seul » (apparement Bouli Lanners le considère comme son fils spirituel, ça doit être pour ça)), pour le petit scoop je l’ai sur Facebook maintenant [mais il ne se rappelle pas de moi et il fait plein de fautes d’orthographe … et aussi il met des « mdr » à la fin de chaque phrase] … Je vais aller voir les autres articles du coups au cas où j’aurais manqué un message ^^

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