Les Infidèles

« L’infidélité masculine et ses nombreuses variations, vues par 7 réalisateurs. »

Les infidèles, fidèles à eux-mêmes, ne cessent de sévir. Compulsions sexuelles, pulsions refoulées, désirs inavoués et insatisfaits, nous nous retrouvons devant quelques sketches – dont la longueur variable nuit au rythme et au bon développement du film – qui présentent, à travers un humour plus ou moins gras, quelques situationsconjugal et extraconjugal s’interpénètrent joyeusement (sans mauvais jeux de mots. Ou plutôt si, en fait).

Et donc ? Le film, un peu creux, laisse plutôt indolent. Ni morts de rire ni scandalisés par sa « navetitude », on passe quelques bons moments – même si les meilleurs gags se retrouvent comme toujours dans la bande-annonce –, on reste admiratif devant la dynamique du duo Alexandra Lamy – Jean Dujardin et la prestance de Sandrine Kiberlain puis pour le reste… Le film nous procure à peu près le même effet qu’une équipe de rugbymen sur une nymphomane blasée (en gros, le lendemain on ne s’en souvient même plus).

En outre, face à une vision essentiellement masculine et clandestine de l’adultère, on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi le film n’a pas cherché à être plus exhaustif et ainsi éviter de rester dans la lourdeur ineffable du bon gros cliché.

Bref, les fanatiques de sketches ou de Jean Dujardin et Gilles Lellouche pourront certainement y trouver quelque chose de génial. Les autres n’auront peut-être pas envie de payer 10 euros pour le voir au cinéma.

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