Les monologues du vagin

« Pour la sixième année consécutive, les monologues sont au rendez-vous, avec un texte totalement inédit et inspiré par les derniers combats de son auteur, particulièrement secouée par la violence sexuelle en Afrique Noire et particulièrement au Congo, où des centaines de milliers de femmes et de filles ont été violées, victimes de ce qui est aujourd’hui devenu une arme de guerre ordinaire. Nathalie Uffner a donc décidé de remonter les Monologues avec des comédiennes africaines. Pas de pathos, les Monologues restent une pièce comique, ironique, onirique. Et grâce à Eve Ensler, toutes les femmes peuvent aujourd’hui prononcer à haute voix un mot autrefois chuchoté: vagin. »

Si vous êtes une femme et que vous n’avez pas encore vu les monologues du vagin, profitez-en car ils sont rejoués au TTO jusqu’au 16 juin !

Quoi qu’on en dise – ou qu’on n’en dise pas – les monologues du vagin font partie des pièces à voir au moins une fois dans sa vie : les incontournables. Celles qui incitent à la fois à la cogitation et au questionnement et qui arrivent même, de temps en temps, à nous transformer et à nous faire murirLes monologues du vagin sont de celles-là. Car nul ne peut le nier, tout le monde est un jour confronté – à nouveau si on inclut notre naissance dont le souvenir ne doit probablement pas être des plus fugaces – à un vagin, dans toute sa complexité et, bien souvent, on n’y est pas toujours bien préparé.

Joués ici dans une version africaine, les trois actrices offrent à la pièce une fraîcheur et une spontanéité qui non seulement se marient très bien avec la chaleur estivale que nous n’attendions plus mais qui, en outre, offrent une dimension beaucoup moins formelle et terriblement moins tabou aux vagins.

Ne vous méprenez pas toutefois, tout n’est pas toujours drôle. Car le vagin n’est pas tout le temps respecté. Mutilation, viol et dépréciation font aussi partie de son quotidien et c’est cette dure réalité que Nathalie Uffner a voulu exprimer dans cette version africaine. Une tentative tout à fait louable, mais qui aurait probablement eu plus d’impact si tous les passages touchant à la violence avaient été joués par l’une des trois actrices dont le jeu splendide et les mimiques plus vraies que nature auraient contribués à rendre moins lointaines et irréelles pour nous qui vivons, en quelque sorte, « le vagin bordé de nouilles ».

Bien que la pièce soit un peu longue, les scènes sont bien agencées, de sorte qu’on ne s’ennuie jamais. Le décor simple et sobre contraste joyeusement avec les tenues colorées de nos trois comédiennes et la musique africaine complète tellement bien le tableau que c’est le sourire aux lèvres qu’on ressort du TTO.

Enfin, si vous les avez déjà vu, sachez tout de même que le texte est à 80% le même. Il n’empêche qu’il reste fondamentalement truculent et jouissif. Juste comme il faut, en somme.

Pour plus d’infos, allez voir sur le site du TTO!

Du 23/05 au 16/06 (du mercredi au samedi à 20h30), au TTO dans la Galerie de la Toison d’or à 1050 Bruxelles. Les places sont de 10 à 16 €.

De: Eve Ensler

Avec: Bwanga Pilipili, Babetida Sadjo et Awa Sene Sarr

Mise en scène: Nathalie Uffner

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