Les Vieilles Charrues, Veni Vidi Vici

Point de vue d’une festivalière… Trois jours de concert, deux fois plus envie d’y retourner, un article pour vous les retracer.

J’étais venue pour…

Neil Young. On espérait qu’il ne fasse pas un Bob Dylan bis. Pari réussi. Accompagné du Crazy Horse, formation avec laquelle il tourne depuis 1969, The Loner a charmé le parterre des festivaliers de Glenmor. Peu de paroles échangées avec le public certes, mais une voix (et quelle voix !) qui reste intacte au fil de ses morceaux.  » Merci beaucoup  » Neil.

Benjamin Biolay. Bien que sa réputation de paroliers hors-pair ne soit plus à faire, le public attend encore beaucoup de ses prestations scéniques. Moi encore plus après une légère déception suite à sa prestation au festival Art Rock. Est-ce le public qui était plus au rendez-vous ? Ou le chanteur ? Un mélange des deux, envoûtant, qui n’a pas laissé de marbre. Le petit plus : la venue de Jeanne Cheral, un souffle d’air frais le temps de deux duos. Les prémisses d’une prochaine collaboration ?

Rone. Les critiques n’en parlent pas, mais Rone était bel et bien présent aux Vieilles Charrues. Joyeux tohu bohu devant la prestation du DJ électro français, tout aussi convaincante(voire plus) que celle du très attendu Paul Kalkebrenner. Bien que recalé sur l’une des petites scènes du festival, son set très bien mené a enflammé les Vieilles Charrues. Une bonne leçon de séduction.

Phoenix. Défi difficile qu’est celui de clôturer un festival comme les Vieilles Charrues. Plus difficile encore lorsque la grande majorité des artistes présents au cours de ces quatre jours se sont révélés ou confirmés. Mais il en fallait plus pour effrayer les quatre Versaillais qui ont offert au public une bouquet musical de toutes les couleurs. Des jeux de lumière impressionnants, de nombreux rappels et un slam déjanté du chanteur charismatique… La French touch finale de cette édition n’a pas déplu.

J’ai vu…

Patrick Bruel. Venu remplacer Elton John, qui viendra finalement l’année prochaine. L’heure était plutôt au scepticisme lors de son entrée sur scène. Parce que personne ne voulait le voir, ou n’osait l’avouer, mais que la foule s’étendait à perte de vue, parce que tout le monde disait connaitre vaguement ses chansons, mais que le tourbillon de voix venait bien plus du public que de la scène, c’est une prestation plutôt réussie que le chanteur français a offert. Retenez bien ces mots, je ne le dirai pas deux fois ! A oublier : les passages de son dernier album et les brefs essais de slam/rap.

Two Door Cinema Club. Deux ans après leur première venue plus que remarquée, le groupe, connu pour son  » What you know « , pouvait-il faire mieux ? La réponse est oui. Dès les premiers accords, une folie pure a animé le public. De l’ancien, du nouveau, du Tourist History à Beacon, du déjà-vu parfois, mais on en redemande encore et encore. Une valeur sûre.

Féfé. Après l’avoir manqué une fois à Art Rock (concert gratuit archi-bondé), une deuxième fois à Art Rock (voix du chanteur archi-cassé), et comme  » jamais deux sans trois « , voir Féfé sur scène relevait de l’exploit. Et ce fut le rêve. Qu’on aime ou pas, sa musique, ses textes et ses engagements prononcés, c’est un showman qui se révèle sur scène. Il fait danser, chanter, participer… Tout ce qu’on attend d’un artiste en festival.

-M-, qui n’a plus rien à prouver. Dommage cependant pour le démarrage un peu lent. Coup de coeur immense pour son hommage à Jean-Philippe Quignon, feu co-président du festival, décédé en septembre dernier… La Bonne Etoile.

J’ai vaincu…

La pluie un peu, la chaleur étouffante beaucoup, les vents de Marc Lavoine et son contact très proche avec… lui-même, la pollution du camping, toujours aussi propre, les toilettes sèches au même niveau, l’atmosphère du concert des Alt-J un peu ennuyeuse, mais à la pop toujours aussi mélodieuse, les avalanches de verres proposés trop gentiment ou acceptés trop facilement, les marées humaines, les tsunamis de bière et le tourbillon dansant Carlos Santana.

Pour en savoir plus, visitez le site des Vielles Charrues.

Sophie L.

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