Life sucks in an amazingly beautiful kind of way

On parle souvent de la crise de la quarantaine puis de celle de la cinquantaine (et après de toutes les autres dizaines qui suivent) mais on oublie souvent de parler de la crise du quart de siècle. Oui, parce ¼ c’est déjà une belle part de ce gâteau qu’est ce siècle pas forcément très ragoutant. Et qu’enlever un quart d’un truc, quel qu’il soit, bah, on a beau dire mais ça fout un coup au moral… (je sais, les optimistes diront que l’important c’est les ¾ restants mais en attendant, visuellement, y’a quand même un truc qui manque, vous ne trouvez pas?…)

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Bref, si à cela on ajoute la fin des études, le monde du travail et ses requins, les premiers salaires (si tout va bien, du moins), les petits bobos et la vie de couple qui pointe le bout de son nez, j’aurais presque tendance à dire que la crise du demi-siècle, face à ça, c’est de la gnognote.

Car oui, à 50 ans, on déprime parce qu’on se sent vieux mais à 25 ans, on déprime parce qu’on se sent – déjà – vieux et qu’en même temps, on se sent tellement jeune qu’on n’sait pas trop sur quel pied danser et que son monde on fait chier.

25 ans rime avec indépendance et fin officielle de l’enfance. Boulot, logement, finances. Bam. On se prend tout dans la tronche sans crier gare. Épargne pension, crédit logement, machine à laver. Tiens, vas-y qu’on te balance toutes les responsabilités de l’adulte que tu es désormais dans les dents. Et graag gedaan, hein !

Du coup, le cul entre deux chaises, on regarde les enfants et adolescents avec nostalgie et les adultes bien dans leur peau et dans leur vie avec envie.

A peine a-t-on le temps de dire ouf, qu’aux angoisses de l’indépendance s’ajoute celle de l’horloge biologique. 25 ans, c’est bientôt trente. Faudrait pas tarder à penser à procréer, sinon les ovules ne seront plus frais et les spermatozoïdes un peu mou du genou (comment ça z’en ont pas ? Et alors quoi ?). Le problème, la grande question existentielle, c’est avec qui? Non parce que faudrait quand même que ce soit le/la bon/ne, hein… Entre ceux qui sont en couple et établis et les célibataires, la question reste la même : « Comment être sur que c’est lui/elle ? ».

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Avant de procréer, on fait les choses dans l’ordre, on emménage ensemble (parfois même on se marie… pour de sombres raisons financières probablement) et c’est là que la pression du couple long terme qui s’installe. Une pression qui touche aussi les célibataires qui, d’un côté, veulent eux aussi se caser et trouver « ze personne », celle qui sera là pour eux et qui, d’un autre, ont eu droit à leurs premières grandes déceptions amoureuses, ont juré qu’on ne les y reprendraient plus et qui, de ce fait, revendiquent leur indépendance totale et irréductible.

Et bim, nous voilà à souhaiter la bienvenue aux joies de cette course à l’indépendance aux ailes très vite coupées par les aléas du monde moderne (ou le complexe de Peter Pan (version Hook) qui se répète inlassablement).

En effet, être indépendant n’a jamais été aussi difficile. Surtout depuis qu’on nous a fait miroiter la possibilité de l’être. Car, malgré tous les beaux discours, il y a des canevas, des rêves (américains ou non) qu’on pense être obligé d’accomplir, des étapes à gravir et des règles à ne pas transgresser.

Mais qui a dit que ces règles, étapes, canevas et rêves devaient être suivis à la lettre ? Dans le fond, notre liberté commence là où on la prend et non pas à partir de ce que le reste du monde nous dicte/offre, non?

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Après tout, il suffit de rester logique avec soi-même, honnête avec les autres, ne pas infliger ses peurs à autrui et se laisser porter par les va-et-vient de la vie sans trop se préoccuper du lendemain (tout en évitant de faire du mal autour de soi, c’est toujours mieux), non?

Parce que la vie n’est pas un long fleuve tranquille, que rien n’est éternel et que c’est angoissant mais qu’une fois qu’on l’accepte, qu’on relativise et qu’on tente de vivre le plus sereinement possible, on cesse enfin d’être ambivalent, inconsistant, de se prendre la tête et de faire chier son monde.

Et qu’en fait, c’est ça, être adulte.

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