Livre : « Contes à rebours », un autre histoire de dates-clé de notre calendrier (interview)

Un nouvel auteur fait son entrée dans l’univers culturel belge. Il s’agit de Jean-Lucas Ness, qui sort Contes à rebours aux éditions françaises Prem’Edit. Le principe de ce recueil de nouvelles est simple : l’auteur a observé une année civile du calendrier chrétien occidental dans l’absolu et en a retiré quelques dates qui lui ont semblé importantes ou du moins dignes d’y mettre un coup de projecteur nouveau, le sien, que ces dates soient incontournables et dont la signification est connue de tous ou qu’elles soient moins ancrées dans la conscience collective. Ainsi, il parle à la fois du Carnaval et « du » Saint-Valentin que de l’Assomption et du 29 février. Le tout mélangeant anecdotes historiques et imaginaire personnel.

Culture Remains est allé à sa rencontre pour en savoir plus sur les dessous de ces contes et des événements qu’ils traitent. Qui sait vraiment qui était Saint-Sylvestre ? Qui sait la signification du symbole des Cloches de Pâques ?

Interview

Faisons, d’abord les présentations. Jean-Lucas Ness, qui êtes-vous « dans la vie de tous les jours » ?

Mon nom d’auteur est Jean-Lucas Ness. Je suis originaire de Bruxelles et géomètre de formation. Depuis mon enfance, j’ai voyagé partout en sillonnant le globe dans presque tous les sens, du nord au sud et d’est en ouest.

Écrivez-vous souvent dans votre temps libre ou ce livre, intitulé « Contes à rebours » et paru aux éditions Prem’Edit, est-il le fruit d’un travail unique plus réfléchi ?

Depuis une dizaine d’années, pendant les quelques journées de temps libres que la vie peut m’offrir – et surtout en vacances -, je me suis mis à l’écriture afin de coucher sur le papier des petites histoires qui me trottaient en tête. Je n’avais d’ailleurs aucune ambition de publier quoi que ce soit. Ensuite, un proche m’a dit que ce n’était pas si mal et que le travail méritait peut-être d’être élargi pour en faire profiter un plus grand nombre. J’ai ainsi trouvé un fil conducteur en replaçant ces histoires dans un contexte des fêtes annuelles et des événements culturels.

Avez-vous déjà écrit par le passé ?

L’année est ponctuée de nombreux événement culturels ou de fêtes religieuses. C’est un sujet qui, à mon sens n’est pas vraiment bien exploité, ni dans les histoires, ni dans les romans, ni au cinéma. Il y a une matière énorme  encore à explorer dans ce domaine car on se permet de partir sur un fait bien réel et après de divaguer et se perdre dans l’imaginaire d’un petit conte cocasse ou parfois sérieux.

Le 29 février, sujet d’un des contes © D.R.

« Contes à rebours » retrace les dates-clés d’une année pour vous, pourquoi s’être arrêté sur ces dates-là particulièrement et non d’autres ? Que signifient-elles pour vous ? Et qu’est-ce qui vous a inspiré pour écrire ces pages ?

Les dates-clés sont en grande partie des fêtes religieuses ou d’origine religieuse. Mon éducation judéo-chrétienne et l’enseignement reçu sur les bancs d’école en gréco-latine m’ont aidé et facilité la tâche dans les recherches des événements et dans la véracité historique de certains faits.

Pourquoi l’avoir édité chez Prem’Edit, maison d’édition française et non en Belgique ?

Une connaissance qui, avant moi, a publié un ou deux ouvrages chez Prem’Edit et qui m’a encouragé à faire de même. J’ai trouvé aussi que ce système de publication pour un premier travail littéraire était un bon compromis. Je n’ai pas réellement cherché à me faire éditer ailleurs et c’est la seule maison d’édition à qui j’ai adressé mon tapuscrit.

Si vous deviez conseiller une ou deux nouvelles à découvrir, quelles seraient-elles ? Pourquoi ?

J’aime à cent pour cent toutes les petites nouvelles que j’ai rédigées, sinon je ne les aurais pas écrites. Aucune ne m’est préférentielle. Mais il est vrai que je retrouve plus dans certaines histoires que d’autres, car le vécu y est plus marqué.

Comment décririez-vous votre style d’écriture ?

Je ne me définis dans aucun style particulier. Ce serait trop présomptueux de le faire à ce stade. Je n’ai fait que raconter des petites histoires tantôt amusantes, tantôt plus sévères. Toutefois, j’apprécie le style du surréalisme et de l’imaginaire sans trop tomber dans le domaine de la fiction à bon marché.

Y a-t-il des auteurs qui vous inspirent ?

J’apprécie les auteurs qui racontent des histoires de tous les jours en y mettant une petite touche d’humour, de mystère ou d’absurde. Par exemple, Raymond Queneau, Jacques Prévert, Boris Vian, Arthur Masson et bien d‘autres.

Prévoyez-vous un second livre à l’avenir ? Si oui, sur quel sujet, de quelle façon ?

Je suis actuellement occupé d’écrire encore d’autres petites histoires dans le même genre que celles de mon premier livre avant de me lancer dans la rédaction d’un roman, pour lequel j’ai déjà quelques petites idées…

Contes à rebours est disponible sur le site des éditions Prem’Edit.

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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