Lucy de Luc Besson

Welcome into the future!

C’est pas d’une actualité de pouce d’oignon mais je me dois tout de même de vous en parler: Lucy de Luc Besson

Je suis allée le voir, un beau soir, avec quelques amis. Rien de bien original, quelques minutes de tram, des rires, des sodas trop sucrés, trop pétillants et surtout, hors de prix. Au fait vous aviez remarqué qu’il y a de moins en moins d’espace pour les jambes ? Comme dans les avions, on ne peut plus se mettre à l’aise…Tss! Bref, on s’installe, et manque de chance pour moi (je ne m’étonne plus) deux grands bonhommes barbus et velus s’installent devant moi…OH MEN…

Aussi impossible que cela puisse être, ces gens ont fait ma soirée mais je vous laisse deux trois roulements de tambours pour savourer plus tard la surprise. Je vais d’abord maintenir un insoutenable et délectable suspens en vous partageant mon expérience ciné.

Le casting m’avait déjà harponnée. Pas pour la pulpeuse Scarlett, mais plus pour le légendaire et incroyable Morgan Freeman, à qui je donnerais un rein s’il le fallait et que nous étions compatibles. Ca vous donne une idée de mon dévouement! (et si j’étais son seul espoir, il me paierait cher et me serait redevable, mais je ne suis pas vénale alors sa reconnaissance éternelle devrait m’aller!…Et une moto peut-être)

Que se passerait-il si nous faisions usage de plus de 10% de notre cerveau? 

Je vous refais le pitch: une nana lambda, incarnée par Scarlett, se retrouve impliquée dans un trafic de drogue. Jusque là début commun, pas de panique. Mais cette drogue est spéciale: en consommer, c’est voir ses capacités intellectuelles se développer exponentiellement. Et devinez qui va ingurgiter une quantité astronomique de ladite drogue (et directement dans l’estomac s’il vous plaît!)? Bingo! La petite demoiselle! Ses capacités à elle vont se développer à l’infini.

Et ce film raconte comment cela se passe, vous vous en doutez.

Ce que j’en ai pensé

Plusieurs mois après être allée le voir, je suis toujours perdue. L’univers Luc Besson a toujours été tordu, on le sait, c’est son gagne-pain et bien entendu, c’est quitte ou double. Parfois, on prend un concept, on le tord, on le retord et on fait des noeuds, le résultat est tantôt sympa, tantôt déstabilisant. Ici je suis déstabilisée, parce que je pense que Besson a fait un gros tas de noeuds dans son concept et qu’il a dû se piéger lui-même. Comme s’il avait tourné au moment où il écrivait le machin et qu’il ne pouvait plus faire qu’avancer pour pas niquer le budget.

C’est du sci-fi, on peut pas soustraire les trucs qui planent, les bidules qui explosent, les machins improbables, le sourire des uns et donc le scepticisme des autres. Scarlett devient une super humaine, elle se maîtrise entièrement, ensuite elle commence à maîtriser tout ce qui l’entoure, sous l’effet de cette drogue, elle devient ce que nous, dans la réalité, prenons sans doute pour une déesse.

Je ne peux pas vous parler pleinement de ce que j’en pense sans vous spoiler la fin, et je vais vous épargner ça. Mais si tout le film m’a paru intéressant, dynamique, prenant et intelligent, la fin m’a incroyablement déçue.

On est rendu sur une fin complètement tirée par les cheveux. Même pour du sci-fi c’est trop. On aime avoir le droit d’y croire, on aime qu’une petite vérité ou loi scientifique vienne donner un peu de crédibilité, même minime à ce que nous voyons. Parce que nous avons soif de savoir ce qu’il sera possible de faire dans le futur et face au grand écran, devant Lucy, j’ai fait les gros yeux… »WHAT? Mais non…allez…sérieux? C’est la fin ça? Il faisait la sieste et le livreur de pizza a prix le relais ou quoi?« .

J’ai appris qu’il a parlé d’une suite, et il a tout intérêt puisque ça sentait les pieds à l’arrivée du générique, croyez-moi!

Et l’anecdote promise alors!?

Oui oui ça vient! Bon alors les deux gars grands, barbus, velus se sont installés. On était à l’avance, alors ça papote un peu, il y a des pubs à la con (en boucle les BNP Paribas Fortis Film Days avec 4€ la place pour n’importe quel film, quelle merveille), les lumières se rallument pendant 30 secondes, je m’interroge sur ces gars, ils ont pas l’air tendre. Le noir se fait et l’un des deux ronchonne (mais assez fort pour qu’on l’entende) « allez c’est parti pour d’la merde » (ou quelque chose dans le genre, court, vulgaire, négatif, inutile)… ce à quoi nous répondons en coeur, gentiment et en rigolant « personne ne vous a enfermé dans la salle ».

Le film commence, tout se passe sans encombres, quelques tortillements pour moi afin de voir correctement le film. A noter que celui qui était devant moi avait le crâne rasé et luisant…ça reflète!

A la fin du film, nous sommes tous sur le cul (au propre, au figuré, tout le toutim)…et soudain on entend haut et fort « Luc Besson fils de pute! ». Les deux hommes se lèvent et partent. C’est presque une révérence!

Ce qui m’amuse encore, c’est que je ne sais pas si c’était un compliment ou pas. Pas que nous ayons, dans mon entourage, pour habitude d’insulter les gens que nous aimons mais parfois quelque chose nous prend tellement les tripes, ou nous remue tellement qu’on ne peut s’empêcher de jurer….ou suis-je la seule…? Ou la fin les a vraiment chamboulés, comme moins, voire plus en fait!?

Pour faire court

+ Casting: oui oui oui! Et Lucy est bad ass!

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+ Concept: ne dites pas que vous ne vous êtes jamais demandés ce que vous feriez si vous utilisiez 80% des capacités de votre cerveau! Ruminez toujours l’idée avec Lucy, ou bien avec Limitless (principe presque similaire, moins poussé)

+ Déroulement: Sci-fi donc parfois WTF pour les cartésiens, tendu puisque c’est une course poursuite, prenant.

– Fin: « non mais sérieux!? »

Parfois avec nos pauvres 10%, on fait déjà de belles choses, imaginez un peu…

D’ici là portez-vous bien, observez votre chien courir après sa queue, votre chat courir après vos coton-tiges, et dites-vous que si ça devait arriver, ça ne serait pas à eux.

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"Née, nourrie, vêtue et pas velue. Un poil artiste, la plume en patte, je miaule, je grogne, tout ce qui compte c'est qu'on ne m'oublie pas trop vite.Née, nourrie, vêtue et pas velue. Un poil artiste, la plume en patte, je miaule, je grogne, tout ce qui compte c'est qu'on ne m'oublie pas trop vite. Etudiante en communication, passionnée de dessin, d'écriture, de culture avec un C, je suis aussi animatrice radio à mes heures perdues et pleine de rêves et de projets fous et insensés. Tout ce que je ne dis pas tout haut, je l'écris ou je le dessine. Je parle beaucoup, même avec la bouche fermée."

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