Macbeth ou la comédie des sorcières – Atelier 210

L’Atelier 210, bien connu du monde culturel bruxellois, propose une adaptation de l’un des plus célèbres classiques de l’histoire du théâtre. Tragédie shakespearienne née en 1606, Macbeth a inspiré de nombreux artistes. Citons notamment Georges Orwell sur le grand écran, Verdi à l’opéra et Chassériau pour la peinture.

Cette renommée mondiale combinée à une bande annonce accrocheuse suffisent à me convaincre. Je réserve une place pour Macbeth ou la comédie des sorcières, née d’une initiative de la compagnie Les Voyageurs. Ce spectacle, encensé par les critiques que j’ai pu lire (notamment celle de La voix du nord), est joué chez nos voisins français depuis 2012.

Une question me turlupine avant le rendez-vous : vais-je lire le texte de Shakespeare au préalable ? Non, décidé-je. C’est vierge de tout a priori que j’aime le plus découvrir une œuvre. Je ne dérogerai pas à la règle tant que cela m’est possible.

La pièce commence fort. Une ambiance lugubre s’installe par un jeu de sons et lumières supposé vous glacer l’échine. Malencontreusement, le frisson d’horreur atteint plutôt vos yeux et vos tympans tant l’acoustique des lieux s’y prête mal. Béatrice Doyen, l’assistante du metteur en scène, me confiera que cela s’explique sans doute par le fait que ce soit la première dans cette salle. Quelques ajustements seront recherchés dès le lendemain.

Le rythme de la pièce est quant à lui saccadé, entre moments intenses et moments de confusion. Certaines scènes, appuyées par une musique rock jouée en live, ne manquent pas de captiver l’assistance. Telles le sabbat des sorcières mis en scène par une chorégraphie impressionnante ; le meurtre de Banquo, d’une violence inouïe ; ou encore, la perte de Lady Macbeth. Mais, il arrive aussi que le spectateur se retrouve confus par des éléments d’une mise en scène très contemporaine. Le fait que les acteurs jouent plusieurs rôles ou lorsqu’ils ne jouent pas, soient assis sur la scène à regarder les autres prester s’avère pour le moins troublant. On assiste aussi à leur changement de costume. Perplexe, je me suis finalement perdue face à cette adaptation sans doute trop audacieuse pour la novice que je suis.

Soulignons un élément magistral du décor, une porte monumentale dont on ignore si elle mène au palais, à la folie ou aux enfers…

Macbeth ou la comédie des sorcières 

Du 02 au 07 février 2015 à l’Atelier 210. 

Texte de William Shakespeare.

Durée: 2h30 incluant un entracte de 15 minutes.

Adaptation, mise en scène et scénographie: Pierre Foviau, assisté de Béatrice Doyen.

Avec: Bruno Buffoli, Céline Dupuis, Isabelle Jonniaux, Arnaud Lefin, Damien Olivier, Patricia Pekmezian, Nicolas Postillon.

Mise en mouvement et chorégraphie: Farid Berki.

Composition sonore et musicale: Arnaud Lefin. Décor Alex Herman et Frédérique Bertrand.

Lumières: Ben Diafora.

Costumes: Emmanuelle Thomas.

Plus d’informations sur le site de l’Atelier 210

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