Makito & Misuko, un resto pour voyager, dans la lignée d’Urban Therapy

La rue de Flandre est une des rues commerçantes les plus vivantes du centre ville de la capitale. Et au numéro 12 de l’artère preque piétonne, à deux pas de la place Sainte-Catherine, il y a ce qu’on appelle un restaurant participatif. Ouvert quelques jours avant la mi-octobre, son nom, c’est Makito & Misuko. Son but: faire voyager le client par la cuisine pour qu’il découvre de nouveaux horizons d’Extrême-Orient, d’Inde ou même d’Afrique de manière la plus appétissante possible.

Le concept développé au départ est simple. Prendre deux plats du bout du monde et n’en faire plus qu’un. Anis et Céline, voyageurs invétérés ont pensé, avec la société Anicé (tirée de leurs deux prénoms) qui pilote le resto, à réunir le maki (plus connu sous le nom le sushi) et le burrito, spécialité mexicaine (Tex-Mex), proche en apparence du dürüm turc. L’union des deux mots a naturellement donné le nom de « makito« . Avec des saveurs de contrées variées, la découverte des cultures culinaires des différents continents, de l’Afrique à l’Asie et passant par l’Europe du Sud. Grâce à cette innovation culinaire, l’équipe du Makito & Misuko entend faire voyager les clients en leur proposant une série d’ingrédients.
Ce restaurant se veut convivial jusque sur l’assiette. les goûteurs d’une même table peuvent, s’ils le souhaitent, s’échanger des pièces de makito et « découvrir encore plus de saveurs exotiques, sans pour autant commander une suite. Les plats sont faits à base d’ingrédients locaux et de saison, et cuisinés comme au pays d’origine« , nous explique Anis, fondateur. « Le côté Misuko, lui, désigne les boissons, servies avec nos plats, qui sont réalisées à base de fruits 100% frais et de saison« .
Le restaurant Makito & Misuko (ouvert du mardi au dimanche, de 11h30 à 15h et de 18h30 à 22h) est toutefois épéhémère, à l’heure actuelle, puisqu’il fermera ses portes en décembre de cette année. A moins, bien sûr, que la participation citoyenne soit suffisamment forte pour garder le projet à flot et qu’une équipe de cuisiniers prenne la relève pour s’approprier et développer des makitos nouveaux.

Urban Therapy

L’équipe d’Anicé ne s’est pas limitée à ce projet. Anis et Céline ont en effet déjà développé Urban Therapy, dans cette même rue de Flandre. Le ton est donné dès qu’on y entre. Des cloches de  verre abritant des plantes et des bonsaïs accueillent le public sur le pas de la porte d’une odeur qui rappelle les espaces de verdure et leurs essences. Savant mélange entre terrarium et salon de thé servi gratuitement, le lieu veut être une échappatoire du quotidien et un espace de rencontres et d’échanges, au sein duquel on peut « shopper et bruncher », dans une ambiance de nature et de voyage.

« Notre terrarium, c’est notre vitrine pour les passants de ce quartier qui n’est pas vraiment des plus verts », explique Anis. « Mais ce que nous proposons surtout, c’est de créer du lien citoyen et de montrer ce qui existe ailleurs dans le monde en termes de richesses naturelles, culturelles, créatives ou artistiques. Céline et moi avons développé ce projet car nous sommes des passionnés de voyages, et nous voulons apporter aux Bruxellois un regard particulier sur le monde, qu’il puisse bruncher et découvrir des contrées lointaines en même temps, au même endroit. C’est comme ça qu’est né Urban Therapy, que nous gérons via notre société Anicé. »

Et compte tenu de sa visée sociale, toute personne ou association, sur simple demande, peut disposer de la salle pour un délai de 24 heures gratuitement, si ce qu’il compte y organiser n’a pas de fins commerciales. « Nous avons déjà eu un certain nombre de designers qui sont venus présenter leurs créations. Et récemment encore, un amateur de pilotage de drones est venu présenter les techniques de la discipline à un public d’intéressés, de manière très conviviale et personnalisée. »

Urban Therapy a une visée internationale également : « Le but est d’en développer ailleurs qu’à Bruxelles, dans d’autres villes et d’autres pays du monde, pour que les artistes et artisans où qu’ils se trouvent puissent exposer leur talent ou leur invention ailleurs que chez eux, à travers la chaîne des Urban Therapy que nous mettons en place actuellement, notamment en Asie du Sud-Est. À moyen terme, nous voulons en faire une « spiderweb » d’échange des connaissances, au niveau macro et micro, faire vivre une expérience aux gens, et ne pas seulement être un simple magasin ou lieu de rencontre », poursuit Anis.

Urban Therapy, situé au 84 de la rue de Flandre (1000 Bruxelles), est ouvert du mardi au dimanche, de 11h à 19h.

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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