Man of Steel

« Un petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité. »

Tout le monde, ou presque, connaît Superman, l’homme d’acier.

Ce reboot est réalisé par Zack Snyder (« 300 », « Watchmen ») et écrit entre autres par Christopher Nolan (« Inception », « The Dark Knight »). Le film se résume à ses effets spéciaux, explosions et bastons. Une narration inconstante, une construction des personnages complètement absente (Lois Lane) ou tout simplement anecdotique (Superman). La musique produite par Hans Zimmer, évidemment incomparable avec le fameux premier indicatif musical des précédents films, n’est pas toujours très convaincante, mais reste fidèle au style du compositeur.

Man of Steel devrait donc plaire à ceux qui veulent en avoir plein la vue et contempler toute la puissance de l’homme d’acier avec les effets spéciaux modernes.

Par contre, quand on apprend que le film dure plus de deux heures, on s’attend forcément à plus de profondeur dans l’histoire avec une meilleure construction du mythe « Superman » et une meilleure mise en scène de sa propre recherche d’identité (à l’image de l’excellent « Batman Begins » de Christopher Nolan). Mais tout cela tombe à l’eau et le film se résume à de l’action. D’ailleurs, les précédents films sur le super-héros (1978, 1980 ou 2006) présentent plus de magie et d’émotions que ce Man of Steel, définitivement plus « bourrin » qu’autre chose. Le film a au moins le mérite d’être différent des anciens et d’apporter un certain renouveau (encore heureux, c’est la définition même d’un reboot contrairement à un remake.)

Et pour couronner le tout, alors que le film se veut très sérieux et sombre avec notamment un Superman sans son habituel slip rouge, certaines répliques enfantines viennent dénaturer cette ambiance.

Metropolis se fait anéantir, mais on ne verra pas vraiment ses habitants, et aucun personnage n’évoquera les pertes humaines occasionées. Un film dénudé de toute émotion.

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