Médor est de retour pour l’été

Cet été, le trimestriel belge Médor ressert une nouvelle dose de belles enquêtes à ses lecteurs. Ce nouveau numéro est d’autant plus bienvenu que 24h01, la revue belge des grands reportages, a récemment mis la clé sous le paillasson après un appel à l’aide il y a tout juste un an, qui avait rencontré un franc succès, mais n’a pas permis de s’assurer un lectorat élargi sur la durée. Faute d’un nombre suffisant de lecteurs réguliers, l’équipe a malheureusement dû mettre fin à l’aventure. Raison de plus pour soutenir Médor qui, lui, se porte bien !

Au programme cet été, les premiers résultats de la première « enquête ouverte » de Médor sur le rapport des Belges à l’alcool. Avec quelques informations peu connues (saviez-vous que le principe du BOB, qui vous raccompagne sobrement en voiture, a en partie été créé par des entreprises brassicoles ?) et de premiers témoignages, comme celui-ci d’un ancien militaire :

Dans les casernes, il y a 20 ans, il y avait des bars partout. On pouvait se bourrer la gueule quand on voulait. En plus de cela, j’arrivais le matin avec deux mallettes dont l’une qui faisait « dilling dilling ».

À l’occasion d’un entretien sans langue de bois, Charles Picqué et Rudy Demotte se confient sur leur rapport à l’alcool. Boit-on plus en politique qu’ailleurs ? Comment éviter d’être saoul en faisant la tournée des cafés ou lors de négociations commerciales à l’étranger ? Les deux politiciens chevronnés nous livrent leurs trucs et astuces et quelques éléments biographiques tout en racontant des expériences constratées à la substance (le second ayant cette particularité de ne jamais boire).

Dans un reportage sur un programme mis en place en 2012 par les autorités francophones pour faciliter l’adoption d’enfants congolais, Olivier Bailly se penche sur une série de dysfonctionnements qui auraient dû amener à tirer la sonnette d’alarme bien plus rapidement : de conditions d’accueil douteuses au vol d’enfant, en passant par le rançonnage des parents, il propose une visite guidée du « pire de l’adoption ». Eric Walravens porte son attention sur Saint-Josse-ten-Noode et son bourgmestre à la « voix de velours » et la « poigne de fer », Emir Kir, tandis que Sibylle Greindl s’intéresse au développement économique rapide de Marche-en-Famenne au détriment des territoires environnant et d’enjeux de durabilité peu considérés.

Dans ce Médor, vous découvrirez aussi un reportage photo sur un centre de soins pour enfants et adolescents obèses, un sujet sur les liens particuliers qui unissent les Belges à l’escalade en salle, ou encore un guide loufoque intitulé « Recueille un pigeon en détresse ».

Médor : les yeux ouverts. Trimestriel belge d’enquêtes et de récits, n° 11, été 2018, 17 €. ISSN : 2466-6718.

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Je n'aime pas parler de moi. Ce qui ne devrait pas être un problème vu que c'est peu probable que vous vouliez lire sur ce sujet. Par contre, j'aime bien écrire sur tout ce qui suscite ma curiosité, m'amuse ou m'interpelle. Parfois aussi les trucs que j'aime pas, pour vous mettre en garde, ou vous effrayer. Dur à dire.

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