Médor, la guerre du steak et le don de plasma

Cet été, le trimestriel belge d’enquêtes et de récits Médor est de retour avec plusieurs enquêtes toujours aussi approfondies. Au menu : de l’immobilier, de la culture, des enquêtes de police et des détecteurs de mensonge, de la viande avariée, des dons de plasma et de sperme, des enseignants motivés et expérimentateurs, des juges de paix, la chasse aux mariages blancs expliquée en BD, etc.

Vous apprendrez ainsi, dans un article de François Corbiau, qu’il est possible de trouver, sur les réseaux sociaux, des donneurs de sperme disponibles pour rendre service au moyen d’une « insémination artisanale ». Femmes seules et en couple trouvent ainsi une solution de fortune pour échapper au processus, jugé trop long, proposé par les centres de procréation médicalement assistée. Les motivations de ces donneurs sont variées, de l’acte politique (démocratiser l’accès à un enfant) au goût pour l’acte sexuel, les inséminations se faisant, selon les donneurs, à l’aide d’une seringue ou d’une pipette, mais aussi au moyen de rapports sexuels.

À Malmedy, raconte Quentin Noirfalisse, un émir qatari a réalisé quelques investissements immobiliers plus ou moins hasardeux sur conseil d’un ancien athlète belge renommé passionné par sa région : entre développement économique, Quatar, amitiés fortes, chasse et paysages reposants. Entre les Ardennes et Liège, Philippe Engels revient sur le scandale qui a touché le secteur de la viande l’année passée, mettant en lumière les acteurs, les enjeux et les dérapages de cette « guerre du steak ». Si vous ne l’aviez pas relevé, outre votre sang, il vous est aussi possible de faire régulièrement don de votre plasma. Alors que certains pays rémunèrent le donneur, ce qui pose une série de dangers potentiels, en Belgique, le don est gratuit et permet de soigner d’autres concitoyens, directement, mais aussi en fabriquant des médicaments à l’aide de cette matière première précieuse. Mais quel parcours suivent exactement les poches de plasma des donneurs belges ?

Saluons enfin la tentative de la rédaction de Médor d’y voir plus clair sur ses œillères en s’interrogeant, statistiques à l’appui, sur la diversité qu’elle donne à voir parmi ses auteur·e·s et dans le contenu de ses articles : comment sont présentées les hommes et les femmes, au moyen de quelles qualités ? Sur quels sujets les uns ou les unes dominent les rubriques ? Comment Médor peut-il diversifier son équipe pour multiplier ses angles d’approche de la société belge ? Premières réponses dès les prochains numéros… ?

Médor : les yeux ouverts. Trimestriel belge d’enquêtes et de récits, n° 15, été 2019, 17 €. ISSN : 2466-6718.

© Couverture (à gauche) par Jana Vasiljevic | Plasma (à droite) par Julie Kern Donck.

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Je n'aime pas parler de moi. Ce qui ne devrait pas être un problème vu que c'est peu probable que vous vouliez lire sur ce sujet. Par contre, j'aime bien écrire sur tout ce qui suscite ma curiosité, m'amuse ou m'interpelle. Parfois aussi les trucs que j'aime pas, pour vous mettre en garde, ou vous effrayer. Dur à dire.

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