Midnight in Paris

« Un jeune couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne se rend pour quelques jours à Paris. La magie de la capitale ne tarde pas à opérer, tout particulièrement sur le jeune homme amoureux de la Ville-lumière et qui aspire à une autre vie que la sienne. »

Je me plais à croire que Woody (ce cher cow-boy du cinéma), en grand francophile à la modestie égalant ses succès, a dû lire ma précédente critique à propos de You will met a tall dark stranger, car les majeures imperfections de ce dernier manquent agréablement à l’appel!

Les premières scènes, bien que touristiques à crever, sont belles de simplicité et reposantes. Un sourire mémorial se dessine sur tous les visages des anciens visiteurs de Paris, face à ces scènes du quotidien parisien. Déjà amusé par ces clichés, la musique totalement alleniste, y ajoute une touche de fraicheur et de gaité futile qui resteront tout le long du film…

Par chance, la suite est loin d’être décevante. Les événements s’enchaînent naturellement, le scénario est très sympathique offrant ce fin mélange entre réflexions personnelles, lieu commun et stéréotypes. Partant de la beauté intrinsèque de la capitale française, nous atterrissons dans la vie d’un écrivain apeuré et nous voilà en train de nous dépatouiller avec des considérations sur le sens de la vie. Et tout ça, bien sûr, à partir d’allusions au monde de l’Art (parfois plus subtiles que d’autres mais, somme toute, généralement compréhensibles par le commun des spectateurs) amenées par des mises en abyme, un jeu de miroir et l’abolition des frontières spatiotemporelles présentés sur un plateau d’argent pelliculaire sans sourciller. Parce que c’est ça qu’on aime chez Woody Allen : sa capacité à mettre en scène le quotidien et sa rupture au moyen de situations incongrues qu’il n’est nul besoin d’expliquer ou de rationnaliser…

 Si vous aussi aimez cette touche de réalisme magique, que vous ne regrettez pas amèrement le génie disparu, ou que vous avez simplement envie de vous divertir, ne vous privez pas de ce film pittoresque! Car, bien que l’on s’éloigne du grand art que Woody Allen a pu produire, si on se décide à jouer le jeu de la candeur et de l’insouciance… Ce film se laisse clairement apprécier (et peut-être que la présence de Carla et de Gad comme figurants ainsi que la splendide – et non rachitique – Rachel Mc Adams qui est parfaite en américaine snob et élitiste n’y sont pas pour rien).

 

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1 Comment

  • J’ai été emballée par ce film. Je suis ressortie de la séance comme sur un petit nuage. Et tant pis pour le Paris de cartes postales que nous offre Woody, c’est un film exquis.

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