Mike Cannon – Spirites

« Trois adolescents, Sam, Martha et Karen, organisent habituellement des séances de spiritisme. Ils communiquent avec l’âme du « petit Barney », leur ami décédé. Un jour, cependant, une âme bénéfique entre dans la pièce et empêche désormais l’âme du petit Barney de communiquer avec ses trois amis. Au cours de la cérémonie, des phénomènes étranges se produisent. Martha, qui est habituellement une fille sérieuse, manifeste subitement de l’intérêt pour Sam, ce qui rend Karen jalouse puisqu’elle a toujours été amoureuse de Sam. Non, elle ne peut pas tolérer que Martha lui enlève Sam. A la suite de cela, l’agréable séance de spiritisme va bientôt se transformer en la conquête amoureuse de Sam. Il est en effet au septième ciel quand il se rend compte que les deux filles sont folles de lui. Malheureusement, à la fin de la cérémonie, Martha montrera qui elle est en réalité, en émettant quelques ricanements. »

Une fois n’est pas coutume apparaît dans nos critiques littéraires une pièce de théâtre écrite par un auteur belge encore fort peu connu. Spirites, comme vous l’aurez rapidement constaté, raconte une histoire de possession (je vous rassure tout de suite à ce sujet d’ailleurs, ici, personne n’est supposé vomir sur scène, le démon reste relativement correct). Jusque là, rien de neuf: des ados qui jouent et un esprit maléfique qui se marre bien en semant la zizanie. Du reste, si le sujet est commun, on se serait attendu à ce qu’il soit traité de manière originale. Cependant, la seule originalité de la pièce réside dans sa version anglaise qui suit directement le récit.

Une bonne idée, n’en déplaise aux détracteurs de la langue shakespearienne, pour pratiquer son « english » tout en hochant la poire devant un récit relativement simple composé uniquement de didascalies et de dialogues. En effet, quoi de mieux qu’une pièce contemporaine pour s’exercer (car on n’est pas tous parfaits bilingues)?

Le gros problème reste que d’histoire, il n’y en a pas vraiment. De sens ou de logique non plus. Enfin, en tout cas, ils semblent m’avoir échappé. En effet, sans la lecture du résumé, je pense que je n’aurais pas même compris que Karen était amoureuse de Sam. Peut-être le récit manque-t-il d’indications équivoques au niveau des regards et des intentions? Ou peut-être manque-t-il simplement de corps? Toujours est-il que, selon moi, il n’est pas légitime que, sous couvert de démonisme, l’intrigue se permette d’aller faire un tour, le temps que les esprits se calment.

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