Mitch Albom – Le passeur du temps

Mitch Albom, vous connaissez ? Non ? Et bien, moi non plus, je ne le connaissais pas. A vrai dire, c’est grâce aux éditions Kero que je l’ai découvert. Et quelle surprise d’apprendre qu’il s’agit d’un auteur à best-seller aux Etats-Unis ! De quoi faire avaler son chapeau à une littéraire comme moi…

Ne vous méprenez pas, je ne suis pas en train de dire que le « best sellerisme » est révélateur de quoi que ce soit (bien comme mal). Simplement que quand un livre se vend à des millions d’exemplaires et qu’on est censé avoir un pied (voire deux) dans le monde du livre, c’est plutôt étonnant de n’en avoir entendu parler.

Bref, le passeur du temps est déjà son cinquième livre, un livre qui parle du temps (tiens, donc) qui passe (c’est incroyable) et qui, souvent, nous manque.

Mitch Albom nous offre un chassé-croisé entre trois personnages : le Père temps, un richissime homme d’affaires sur le point de mourir et une jeune adolescente mal dans sa peau. Leur point commun ? Le temps. Alors que le premier observe, le second pense qu’il n’en a pas assez et la dernière un peu trop. Des êtres qui n’ont rien en commun, et pourtant…

Ce qui m’avait attiré dans ce livre était l’idée du temps. Une idée, un problème central à l’heure actuelle dans la société de consommation capitaliste dans laquelle nous vivons. Une problématique contemporaine, donc, et délicate à traiter.

De ce fait, c’est avec beaucoup d’intelligence, Mitch Albom a choisi une optique philosophie pour son roman qui s’apparente ainsi plus au conte et qui l’ancre dans une forme d’intemporalité plutôt judicieuse.

Si l’alternance entre les personnages nous permet de suivre avec intérêt l’évolution de l’histoire et que les liens avec la mythologie biblique sont plus qu’intéressants, l’écriture parfois un peu simpliste et les trop fréquents lieux communs couronnés d’un happy end mielleux et prévisible laissent tout de même comme un goût de trop peu, intellectuellement parlant.

Mitch Albom nous offre bien là une fable, un pan de rêve, joli et ouateux, mais rien qui ne fasse vraiment mettre en marche nos petites cellules grises ou qui ne déclenche de réelle catharsis. D’aucuns penseront que c’est exactement ce qu’il leur faut et, dans ce cas, je vous le conseille vivement. Pour les adeptes des livres indigestes et alambiqués, par contre, je suggérerais peut-être de faire un autre choix…

Plus d’informations sur les éditions Kero.

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