Mr Turner

Le film Mr Turner évoque la fin de la carrière du peintre, il débute donc au moment où Turner est déjà à l’apogée de son art, reconnu par ses pairs et par le public. Nous sommes plongés dans l’aristocratie britannique de l’époque, leurs soirées, mais aussi dans la vie de Turner. Entouré de son père qui fut son assistant, et de sa gouvernante alors sa maîtresse, ou plutôt la femme avec qui il a des relations sexuelles mais sans réels sentiments. C’est dans cet univers un peu froid et même parfois un peu dur que le réalisateur Mike Leigh nous plonge.

Avant d’aller voir le film, j’ai beaucoup entendu de bonnes critiques sur ce film qui faisait partie de la compétition officielle du festival de Cannes. Beaucoup de gens m’ont alors dit : « Oui il paraît qu’il est génial », et bien je dois avouer que j’ai été fortement déçue. Déjà parce que le film ne raconte que peu de détails sur la façon dont Turner s’est élévé à son rang si prestigieux de peintre et membre de la Royal Academy of Arts. Ce détail n’est pas si important étant donné que c’est un choix du réalisateur. Ce qui m’a le plus ennuyée, c’est le côté un peu pompeux : des costumes et des décors d’époque à vous crever les yeux (et pourtant j’aime beaucoup les films et  les costumes d’époque), et surtout une certaine lenteur et lourdeur dans le film. Car je dois l’avouer, le film dure un peu plus de deux heures et l’ennui s’est parfois faufilé dans mon esprit… J’avais pourtant placé beaucoup d’espoir dans ce film étant donné ma passion pour l’art et notamment la peinture. D’ailleurs le trailer laisse penser à un film assez rythmé, ce qui n’est pas le cas. Une ébauche de rythme s’installe peut-être lorsque Turner rencontre Mrs Booth, qui le sort de sa solitude. Et lorsque peu à peu, le public se lasse de ses œuvres, et que les premières critiques apparaissent.

Timothy Spall in Mr Turner

Cependant, il faut l’avouer, le film est très artistique, et de nombreuses scènes sont une joie pour les yeux. Notamment, de nombreux ciels sont filmés, tous à des moments différents de la journée en jouant sur les couleurs, mêlés à l’eau, thèmes de prédilection de Turner. Le film évoque donc aussi cette passion et l’entrain avec lequel le peintre achevait ses œuvres(notamment en crachant sur ses toiles).

Surtout, il faut saluer la performance de Timothy Spall qui incarne Turner. Il a d’ailleurs reçu le prix du meilleur acteur a festival de Cannes. C’est impressionnant de voir à quel point l’acteur s’est imprégné du personnage : un homme ronchon, qui grogne plus qu’il ne parle. A aucun moment il n’y a de fausse note et c’est le seul élément qui a réussi à me tenir en éveil devant le film.

Sortie en salle ce mercredi 10 décembre.

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Passionnée par l'écriture, j'ai fait des études de journalisme et me voilà maintenant journaliste freelance et rédactrice (c'est un peu comme une vie de saltimbanque avec de la déontologie et un peu de sérieux en plus!). Parfois aussi je prends ma caméra et j'arrive même à en faire des reportages.

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