Much ado about nothing

 » De retour de campagne avec ses valeureux soldats, Don Pedro fait halte dans la demeure de Leonato, gouverneur de la province de Messine. Dès le premier regard, l’un de ses seconds, Claudio, s’éprend de la belle Hero, fille de Leonato. Le mariage est bientôt annoncé avec la bénédiction de ce dernier. Pendant ce temps, Benedict, célibataire endurci, multiplie les échanges cinglants avec Béatrice, la fougueuse cousine de Hero, qui n’entend pas être une simple femme au foyer… »

Shakespeare n’est plus à présenter. Ses pièces, encore jouées à l’heure actuelle, ont toujours été une grande source d’inspiration créatrice. C’est tout naturellement, dès lors, qu’on entreprit d’adapter à toutes les sauces ses œuvres au cinéma. Entre Hamlet, Macbeth, le Songe d’une nuit d’été ou encore le célèbre Roméo et Juliette, on a de quoi faire. C’était sans compter Much Ado About Nothing, ou Beaucoup de bruit pour rien en français, une comédie bien moins connue aujourd’hui qu’elle ne l’était à l’époque.

Nous pensions nous amuser follement devant Much Ado about Nothing que nous avions, en l’achetant, associé au plaisir éprouvé au théâtre, quelques années plus tôt, devant Le Songe d’une nuit d’été (ou A Midsummer Night’s Dream pour les anglophones et anglophiles) et, pourtant, ce ne fut pas le cas. Certes, les acteurs sont bons et les tonalités chaudes du film égaieraient le plus démoralisé des spectateurs mais il règne tout au long du film un certain sentiment d’irréalité, d’invraisemblance qui nous gène et nous empêche de profiter de l’histoire somme toute initialement sympathique.

Irréalité, oui. Toute l’histoire nous semble tirée par les cheveux : l’amour au premier regard de Claudio et Hero, le jeu de chassés-croisés entre Benedict et Béatrice, la machination dont ils sont victimes et la propension de Claudio non pas à tomber dans le panneau, mais à y foncer tête baissée

Nous nous sommes demandé pourquoi ces jeux sans prétention nous titillaient ici alors qu’ils nous avaient fait rire au théâtre (dans une autre pièce, d’accord, mais au carcan identique)…

Finalement, nous en sommes venues à la conclusion (t’as vu, cher lecteur, nous avons aussi un cerveau) que si le film nous a semblé prévisible, désuet et grossier, c’est probablement dû à ses presque 10 ans d’âge (les dispositifs cinématographiques de l’époque n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui), mais surtout au changement de médium… Parce qu’on a beau dire, le théâtre et le cinéma, c’est loin d’être la même chose. Et que ce qui est à l’un peut paraître incongru à l’autre, et inversement.

Voici donc une note pour moi-même (et tous ceux qui s’y reconnaîtront): éviter le visionnage d’adaptations d’œuvres théâtrales lors de fatigue intense (surtout en V.O.).

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