NAO : la danse des robots humanoïdes

 Voici une petite vidéo que je tenais à partager avec vous:

Ayant fait mon mémoire sur la robotique en littérature, j’aime me tenir au courant des nouveautés et je dois avouer que cette danse (de huit minutes, tout de même!) est tout simplement époustouflante!

Pour vous mettre quelque peu au fait, voici un historique de la robotique:

Depuis que l’homme est capable de raisonner, il s’est attaché à se simplifier la vie en se soulageant d’un certain nombre de tâches.

Dans l’Antiquité, nous remarquons un grand intérêt pour l’automate. En Egypte, en Chine et en Inde sont retrouvées des statues animées, utilisées par les prêtres. En Grèce, ils attachaient leurs statues, pensant qu’elles prenaient vie la nuit, par crainte de ne plus les voir revenir. Héron d’Alexandrie conçut des automates se mouvant grâce à différents mécanismes.
Le Moyen-âge aurait vu la création, au XIIIe siècle, d’un homme artificiel fait de métal, de bois, de cire, et de cuir par Albert Le Grand et d’un robot de fer par Roger Bacon. A la Renaissance, l’automatisme est exploré avec les horloges animées représentant des hommes et des animaux se mouvant à chaque changement d’heure. Le fonctionnement de l’homme lui aussi fascine. Léonard de Vinci imagine un cavalier mécanique, Ambroise Paré dessine une main artificielle et Descartes affirme que l’homme n’est que mécanique. Le XVIIIe siècle voit naître moult automates, citons par exemple: un automate écrivain, enfant de septante centimètres en bois, une automate musicienne et un automate dessinateur sous les mains de Pierre et d’Henri Jacquet-Droz mais aussi de nombreuses inventions de Jacques de Vaucanson – dont, notamment, un flûteur automate en 1738, un joueur de tambourin et un canard artificiel en 1739 et un automate à circulation du sang muni de tubes de caoutchouc. Est également à noter la création du Turc mécanique par Johann Wolfgang von Kempelen en 1769, avec quelque réserve cependant, car celui-ci, contenant un espace pour cacher un homme, fait figure de canular.
À la fin du XIXe siècle, l’automate investit l’industrie du jouet, qui se développe considérablement, et devient un objet de collection chez les familles aisées. L’électricité changea la face de l’automatisme : dotés d’un petit moteur intégré, les automates ne devaient plus être remontés. C’est à cette époque que Babbage crée sa machine analytique, ancêtre direct de l’ordinateur.
Le XXe siècle se pencha de manière assidue sur l’intelligence artificielle. Alan Turing lance, en 1937, l’idée d’une machine universelle et le premier ordinateur, Mark 1, est conçu en 1948 à Manchester par Howard Aiken. Turing est convaincu de la proximité, au niveau de la pensée et de l’intelligence, de l’ordinateur et de l’homme et crée le « jeu de l’imitation » rebaptisé « test de Turing ». En 1951, l’EDVAC (Electronic Discrete Variable Computer), premier ordinateur électronique à opérer en mode binaire, est mis en place par John von Neumann. Les premiers robots voient le jour en 1960 ; bras-robots industriels, il s’agit de membres mécaniques reliés à un ordinateur qui contient un programme permettant aux membres de se mouvoir. Le premier robot intelligent est Shakey, conçu en 69. Chariot à roulettes en contact radio avec l’ordinateur sur lequel tourne son programme, il se meut dans une pièce, évite les obstacles et déplace les objets.Grâce à l’invention de la microélectronique, la robotique et l’informatique font un nouveau bond. Il n’est plus nécessaire d’avoir des ordinateurs encombrants et coûteux (et somme toute peu puissants) pour guider le robot à distance. Cette avancée multiplie de manière prodigieuse les travaux en robotique : on voit apparaître des robots médicaux, des prothèses, des bras articulés, des véhicules robotisés, …
De nombreux « animates » (animaux automates) sont créés : l’Aibo, robot-chien de Sony ; les Khepera; les Unibug, insectoïdes s’adaptant aux terrains qu’ils parcourent mais existent aussi des robots humanoïdes tels que le P3 construit par Honda, capable, notamment, de descendre les escaliers. Sa version grand public est apparue en 2000 sous le nom d’ASIMO. Cog, robot « social », est construit sur le principe d’architecture par sous-systèmes qui lui permet d’apprendre à différencier les objets inertes des êtres vivants. En outre, on assiste à l’émergence d’une branche évolutionniste de la robotique, reposant sur la distinction entre génotype et phénotype. Celle-ci consiste, pour faire évoluer artificiellement le robot, en l’utilisation du génotype (description codée du phénotype du robot, et susceptible d’être transmise de génération en génération) de celui-ci. Le phénotype est soumis à un processus de sélection artificielle, ce qui permet, pour chaque génération successive, d’isoler les sujets les plus performants.En ce qui concerne le XXIe siècle, celui-ci n’a de cesse de nous étonner. Citons par exemple: Parmi les robots utilitaires, nous dénotons notamment le robot « DepthX » – DEep Phreatic THermal eXplorer – construit par la Nasa et la firme Stone Aerospace, ayant terminé au mois de mai 2007 l’exploration de la doline la plus profonde du monde, des prototypes miniatures de robots chasse-neige pouvant travailler en équipe et s’adapter aux conditions de la route. Certains robots sont construits afin d’apporter leur appui aux scientifiques, comme le thon robot, baptisé Robotuna II et financé par la marine américaine. Il est en cours de réalisation grâce à une innovation récente : les polymères électroactifs. En effet, celui-ci pourra grandement aider les biologistes à comprendre le comportement des thons.
Toutefois, d’autres robots n’ont d’utilité que le perfectionnement de la robotique elle-même : des chercheurs tentent de développer un robot aussi évolué qu’un enfant de deux ans, se basant sur les informations relatives aux mécanismes d’apprentissage humain. De même, nous observons un robot capable de traiter les données visuelles et de les reproduire, lui donnant la possibilité d’imiter des émotions humaines.
D’autres robots sont à noter: les Japonais ont présenté un modèle de robot humanoïde, dont la physionomie est basée sur celles de jeunes femmes mais qui, pour ne pas trop se rapprocher de la forme humaine, conservera une combinaison de métal. Ce modèle sera testé lors de défilés de mode et devrait être capable de reproduire une large gamme de mouvements grâce à ses 42 articulations réparties entre autres dans ses mains et son visage. Un robot peluche, mis au point par des concepteurs de la VUB, a été créé pour interagir avec des enfants hospitalisés. Celui-ci n’a pas la forme d’un animal spécifique, il est debout, possède une trompe, et peut exprimer différents sentiments grâce aux multiples mécanismes de son visage. Des robots éducatifs font aussi l’objet de l’attention des roboticiens. Ainsi, le robot humanoïde femelle Saya a dispensé un cours dans une classe primaire à Tokyo. Initialement destiné à assumer le rôle de réceptionniste, ce robot expressif – grâce à 18 moteurs cachés sous sa peau en latex – et multilingue a été reprogrammé afin d’assurer les fonctions d’institutrice.
Enfin un reportage nous apprend que depuis 2008 existent des robots sexuels high-tech, construits par un mécanicien en aéronautique allemand. Ceux-ci sont entièrement en silicone et peuvent être configurés pour reproduire certains mouvements humains.
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