New York : Balade dans Brooklyn et Manhattan

À Brooklyn, dans le quartier du Dumbo, se trouve une des boutiques du renommé chocolatier Jacques Torres.

Bon, déjà pour la vue, vous vous devez d’y passer, n’est ce pas? Brooklyn Bridge + Entrepôt = extase… Mais si en plus, c’est l’occasion de goûter les « best chocolate cookies of New York », ne nous en privons pas. Sur la droite, l’atelier où vous pouvez contempler le chocolat en train d’être tempéré et la fabrication des pralines. Et à gauche, la boutique-salon de thé.

La raison guidant nos pas (ah ah ah…), nous faisons l’impasse sur leur chocolat chaud, et prenons seulement des cookies. Et là, mon Dieu, je n’avais pas idée que cette petite chose puisse être si indécente. Regardez plutôt: Quand on mord, ça n’est pas une mais deux couches de grosses pépites (chunks) de chocolat qui s’y cachent. Le tout entouré de pâte on ne peut plus beurrée, qui laisse les doigts luisants, et à la texture élastique (chewy). Madame R et moi étions sidéré du degré de perfection de cette petite chose ! Et je ne vous parle même pas de leurs chocolats cacahuète-caramel au beurre salé…

Jacques Torres – 62 Water St – Brooklyn – NY

Et pour déjeuner, Grimaldi’s pizza, dont j’avais lu le plus grand bien, dans la catégorie « pizzeria traditionnelle, un peu cliché mais excellente, où l’on fait la queue dehors mais l’attente vaut la peine ». Là disons le tout net, déception, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

Au niveau déco, on veut faire Ancien New York comme dans les films de Scorcese. La salle est bondée, 1/3 de touristes pour 2/3 de locaux et ça s’agite dans tous les sens. Les pizzas sont très copieuses, et on ne vous regardera pas de travers si vous en prenez une pour deux. LE menu c’est simple: Pâte, on rajoute ses « toppings » donc les garnitures et voila. Le prix peut grimper assez vite si vous en voulez quatre ou cinq d’ailleurs. Nous faisons classique: Tomate – mozza – jambon – basilic. La pâte est loin d’égaler celle d’Otto, étant beaucoup plus épaisse. La mozza en petits cubes a une tête industrielle. Et c’est loin du paradis annoncé. Pas mauvais mais très oubliable. Dommage pour un lieu qui s’annonçait si prometteur.

Grimaldi’s Pizza – 1 Front St – Brooklyn – NY

Ensuite, une petite promenade pour aller dans une librairie géniale. Elle est située à deux pas de Jacques Torres, pour pouvoir combiner nourriture gourmande et nourriture spirituelle.

Ce qui est génial: L’espace. On n’essaie pas d’y caser le plus de bouquins possibles par mètre carré, le choix est volontairement réduit et très pointu. Beaucoup de livres de design, mode, architecture, photographie. Même une petite section culinaire où j’arrive encore à faire des découvertes (pour quelqu’un qui zieute les publications gourmandes quelques heures par semaine – au minimum – sur amazon, c’est vraiment une belle surprise). Impossible de repartir les mains vides tant la sélection est bonne, et vous découvrirez des pépites qui auraient été ignorées dans un grand magasin type fnac et compagnie.

Un exemple: The Works – Anatomy Of A City de Kate Ascher. Un beau livre sur New York, qui explique comment une mégalopole fonctionne. Des thèmes aussi variés que l’éléctricité, le réseau de métro, la distribution du courrier ou le trajet des éboueurs. La somme de toutes les implications liées à la création d’une grande ville. C’est très graphique, plein de diagrammes, dessins, schémas et pour tous les curieux, plus que nécessaire à avoir chez soi. Si vous souhaitez le consulter, écrire à Monsieur G et Madame F, Chaussée de …., Belgique.

Powerhouse Arena – 37 Main St – Brooklyn – NY

Maintenant, un pont à traverser et nous revoilà à Manhattan pour explorer le National Museum of the American Indian. Comme son nom l’indique, la culture des Indiens d’Amérique sous toutes ses formes. Aussi bien textiles, avec ces gilets – parures qui donnent envie de se mettre à la couture que les rituels et coutume avec ces tenues traditionnelles, qu’elles soient de guerre (pour effrayer l’ennemi, rien de tel qu’un bon déguisement) ou pour festoyer.

Il en ressort une impression très moderne, certaines pièces sont vraiment actuelles et, dans une optique purement consumériste, le premier créateur de chaussures qui sort une réplique de ces merveilles à mes deniers… De belles salles consacrées à la photographie, avec d’ailleurs, beaucoup de sosies de Madame R, mon acolyte durant ce périple. Puis des peintures sur peau, naïves, quasi enfantines, beaucoup plus touchantes que bien des artistes renommés.

À voir si vous voulez essayer d’appréhender la culture américaine dans sa globalité et si en plus, l’idée de voir de magnifiques textiles vous fait frétiller.

National Museum of the American Indians – 1 Bowling Green – Manhattan – NY
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