Nicky Larson et le parfum de cupidon

Alors que tout le monde s’est acharné dès les premières bandes-annonces à en dire du négatif, nous sommes allés voir Nicky Larson et le parfum de Cupidon coécrit et réalisé par Philippe Lacheau et, devinez quoi ? On a bien aimé !

Après avoir signé Babysitting 1 et 2, Lacheau assume la difficile tâche d’adapter un univers dessiné sur grand écran. Pourquoi « difficile »? Parce qu’en général, nombreux sont ceux qui regrettent l’absence de fidélité de l’oeuvre de l’auteur comme ce fut le cas pour l’adaptation de Dragon Ball, par exemple. C’est tout l’inverse de ce film. Il donne une formidable occasion de (re)découvrir City Hunter de Tsukasa Hōjō.

Nicky Larson (interprété par Philippe Lacheau) en action

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Nicky Larson (dans la version japonaise Ryô Saeba) est un garde du corps hors du commun. On le dit tireur d’élite avec des capacités de survie hors du commun et on fait appel à lui pour régler les problèmes que les autres ne peuvent pas résoudre. Il a une partenaire de travail, Laura, qui s’occupe de lui trouver des clients et avec qui il s’entend comme chien et chat. Il n’a qu’un défaut pourtant : son obsession pour la gent féminine, ce qui fait bien souvent enrager Laura.

Ce qu’on en a pensé

La promesse de l’histoire est attirante. Un homme vient le voir un jour en lui donnant la mission de protéger le « parfum de Cupidon » qui permet de rendre irrésistible celui qui le porte. Après avoir été aspergé par le parfum et alors que Nicky accepte la mission,  des malfrats s’en emparent. S’ensuit une quête rocambolesque pour récupérer le parfum. L’histoire ne vient pas tant du réalisateur que de l’auteur qui en parle dans un article paru dans « Le Monde » :

« J’ai reçu beaucoup d’offres pour adapter City Hunter au cinéma. Et la plupart des scénarios que je recevais étaient assez plats, beaucoup de scénarios de films d’action qui n’avaient pas forcément compris le propos et, dans le scénario de Philippe, il y avait de tout : du drame, du rire, des trucs un peu coquins. Il avait pris en compte la globalité de l’œuvre »

En effet, dès les premiers instants, on sent que le réalisateur a une grande connaissance du support. De l’aspect coquin à la qualité d’action des personnages principaux jusqu’au point de vue de la caméra dans les scènes d’action, l’oeuvre est remarquable. Tout est mis en mouvement dans une cadence plaisante de la première à la dernière minute de film. Beaucoup se rappelleront les animés de l’époque du Club Dorothée. Y trouverez-vous toutes les références ? C’est à vous de voir. Le film reste pourtant accessible, plaisant et drôle, même pour une personne qui n’aime pas les mangas. On a ri du début à la fin, quoique certaines blagues étaient téléphonées, on l’avoue. Néanmoins, on n’a pas vu le temps passer et on aurait bien aimé rester un peu plus dans la salle.

Une bonne comédie, un bon film d’action. Nicky Larson ne craint toujours personne et le côté rétro du film vous rendra sans doute nostalgique. A voir donc !

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