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« Chili, 1988. Lorsque le dictateur chilien Augusto Pinochet, face à la pression internationale, consent à organiser un référendum sur sa présidence, les dirigeants de l’opposition persuadent un jeune et brillant publicitaire, René Saavedra, de concevoir leur campagne. Avec peu de moyens, mais des méthodes innovantes, Saavedra et son équipe construisent un plan audacieux pour libérer le pays de l’oppression, malgré la surveillance constante des hommes de Pinochet. »
En 1988, les citoyens Chiliens ont donc la possibilité de voter « oui » s’ils veulent voir Pinochet être maintenu au pouvoir, ou « non » s’ils veulent voir ce dernier être déstitué de ses fonctions. Personne ne croyait lors de l’annonce du référendum à une victoire du non, pour la simple et bonne raison que les citoyens avaient peur de voter non, et qu’ils pensaient que le référendum était truqué d’avance.

 

Tout cela, jusqu’à ce que l’opposition ne contacte René Saavedra, un jeune et surtout brillant publicitaire, qui va lui aussi hésiter, tout comme le reste du peuple, avant d’accepter de concevoir la campagne du non.

Chaque camp aura droit à 15 minutes par jour à la télévision pour s’exprimer. Et avec René Saavedra en meneur, il ne faut pas s’attendre à une campagne du non anodine et des plus prévisibles. Son ingéniosité va pousser le camp Pinochet à s’inquiéter.

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Le film montre particulièrement bien la puissance et l’impact que peuvent avoir la publicité et le marketing. D’un point de vue de la forme, le réalisateur Pablo Larraín a utilisé des caméras de 1983 dans le but d’homogénéiser et d’uniformiser ses propres images avec les autres images d’archives utilisées pour le film. Les images tournées se fondent donc complètement avec les images d’archives. Ce procédé assure une ambiance et une immersion complète dans le Chili des années 80. Par contre, certaines personnes trouveront le film laid, alors que d’autres (dont probablement les nostalgiques) seront complètement sous le charme de ces vieilles images carrées et aux couleurs désaturées. Tout est une question, par conséquent, de jugement de valeur.

On n’a clairement pas toujours l’occasion de voir un film tourné comme celui-là. Et qui plus est avec une histoire passionnante, un rythme excellent, de l’humour et une musique prenante. Un bijou cinématographique.

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