Nocif’Art : le toxique, matière originale pour créer des oeuvres !

Le concept est surprenant. Mais au fond, il repose sur un principe simple : créer des oeuvres d’art avec tout ce qu’on peut trouver comme substance toxique ou nocive dans le quotidien. Et l’univers de ces substances est vaste. Encore faut-il détecter une harmonie artistique et visuellement intéressante. C’est ce défi que relève dans ses oeuvres Gothlieb Tjiackk, de son vrai nom Alexandre Hannesse, artiste bruxellois. Son courant : le Nocif »Art.

Des portraits de personnalités célèbres

Toutes les réalisations représentent un fond de toxicité. Comment ? En réalisant, par exemple, des portraits de personnalités ayant côtoyé de près et notoirement la toxicité, tels que Bob Marley, Serge Gainsbourg, Che Guevara, Snoop Dogg ou encore Jim Morrison. « Le Nocif’Art doit coller à la réalité. Le toxique n’est pas seulement dans la forme, mais aussi dans le fond« , explique Gothlieb Tjiackk.

Et le Nocif’Art ne date pas d’hier ! En effet, l’artiste bruxellois a conceptualisé ce style artistique en 2006, en prenant tous les éléments toxiques du quotidien comme ressource artistique et comme terreau de création picturale.

Portrait à base de particules récoltées directement dans un pot d’échappement d’une voiture diesel

Trouver le nocif là où il est, c’est un défi en soi. Et c’est là un des aspects originaux du Nocif’Art. Gothlieb Tjiackk se procure la matière directement lui-même, dans les endroits où elle pullule. « Pour les cigarettes, je me les procure dans les cafés et les buvettes. Il y a toujours des cendriers remplis à foison de mégots. Il n’y a qu’à demander ! » avant de rajouter avec humour « pour ce qui est de mes toiles en particules fines, je racle les pots d’échappement de diesel, parce que ceux des voitures à essence sont bien moins riches en substance. »

Gothlieb Tjiackk, fondateur du Nocif’Art (2017)

Le Nocif’Art, c’est trouver le nocif où il est, brut

A ce jour, on peut compter plusieurs dizaines de toiles faites à base de divers produits toxiques. Les cigarettes consumées sont évidemment l’outil le plus utilisé pour la réalisation des oeuvres. Elles sont séchées et assemblées grâce à un mécanisme de collage dont l’artiste a le secret.

Gothlieb Tjiackk utilise également de la résine de canabis, notamment pour le portrait de Snoop Dogg.

Snoop Dogg représenté à l’aide de résine de canabis

On détectera tout de même chez Gothlieb Tjiackk un intérêt visible pour le rock et ses symboles, avec notamment Belgian Stone, réplique de la cover d’un célèbre album du groupe anglais mythique, les Rolling Stones.

Cette expo sur le Nocif’Art a lieu jusque fin octobre, dans la galerie d’art du 46 de la rue Stassart, à Ixelles, à proximité de la Porte de Namur. Un grand Serge Gainsbourg vous fera signe, derrière sa vitrine face à la ruede quoi vous titiller la curiosité quant à cette technique artistique qui en promet de belles à l’avenir !

A découvrir sans attendre… surprises au rendez-vous !

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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