Un nouveau partenaire : l’Espace Senghor. Suivez de près ses activités !

Activités à l'Espace Senghor

Où ?

Situé dans la rue piétonne qui donne sur la Place Jourdan, plus exactement au 366 Chaussée de Wavre, il est installé entre Matongé et le quartier européen. Ses publics sont pluriels, tout aussi pluriels que ses projets programmés.

Histoire

« En 1988, Léopold Sedar Senghor inaugurait personnellement le nouveau centre d’Etterbeek qui allait porter son nom. Grand poète et à la fois homme d’état, premier président du Sénégal dont le nom évoque des idées de démocratie, respect de tous et talent artistique, Senghor ne pouvait que nous encourager à développer une culture plurielle. C’est effectivement une des particularités du travail de l’Espace Senghor que de comptabiliser les aspects de l’environnement communal. Offrir à tous l’occasion de découvrir la vie culturelle et les œuvres des autres communautés devrait être l’un des axes majeurs d’une société. Réalisé en collaboration avec les associations locales et régionales, le Senghor est également une plate-forme d’accueil pour les jeunes créateurs en arts de la scène et est devenu un réel référent en musique du monde et contemporaine. » Texte inspiré du site de la Concertation des Centres Culturels Bruxellois.

Quoi ?

Le Centre culturel francophone d’Etterbeek est pluridisciplinaire. Il vous invite durant des saisons riches et chargées à assister à des activités théâtrales, musicales, à des ateliers en tout genre, à des débats, à des séances cinéma. Ce lieu convivial est un lieu de rencontre. L’interculturalité de l’Espace Senghor n’est pas un prétexte aux subsides ou à la popularité mais un réel axe socio-politique. Un choix artistique. Les salles à échelle humaine (90 places dans la salle Agénor, 200 places dans la salle 1900) qui promeuvent des projets « métissés », dixit, et autant variés ne sont pas si nombreuses qu’on le pense à Bruxelles.

Il programme des voyages en Amérique latine :

Projection du Garçon et le Monde, du Sel de la Terre, l’accueil du bicentenaire argentin en mai dernier, Moreno Veloso ce mois passé, également documentaire belgo-bolivien intitulé Sam in the clouds le 20 novembre.

Il diffuse les cultures d’Afrique subsaharienne :

Le guitariste de blues malien Samba Touré, le groupe pygmée Ndima en mars dernier, des spectacles de marionnettes fascinants tels que Moi, Monsieur, Moi, la pièce de théâtre Rwanda, mais avant et puis après ?, les films éthiopiens Difret, congolais Rebelle, la chanteuse sénégalaise Marema, Le Roi d’Argile burkinabé.

Il soutient des projets asiatiques :

Musiques du Rajasthan, projection des films Coming Home, A Touch of Sin, également Tel Père Tel Fils, le concert de la chanteuse jazz Youn Sun Nah, d’ici peu une série de concert Made in Japan à suivre de près.

Il partage à Bruxelles son affinité avec le Maghreb et le Moyen-Orient :

Manifestée très tôt dès l’ouverture du Centre au vu des cours d’arabe dispensés par des professeurs issus de l’immigration marocaine : nuits turques dans le cadre du festival Europalia, les chanteuses-compositrices Ghalia Benali ou encore Macha Gharibian en janvier passé, un conte musical nommé Laïla à l’Ombre de la Médina le 19 novembre, la surprenante chanteuse Oum en concert le 14 décembre.

Nota bene

La parution de cette présentation nouveau partenaire est précédée de l’article La condition indigène au Guatemala. Ixcanul, cinéma à l’Espace Senghor, film projeté dimanche dernier. Et elle sera suivie de l’article La condition indigène au Guatemala. Volontaire, expérience renversante.

Ci-dessous le programme de la saison du ciné-club dominical à l’Espace Senghor, toujours à 18h

Samuel in the clouds sera projeté comme déjà annoncé le 20 de ce mois et nous parle climat, traditions (voir bande-annonce ci-dessus). Nous aurons la chance de rencontrer le réalisateur après la séance.

– Nous partirons ensuite en Tunisie, A peine j’ouvre les yeux et déjà nous sommes le 27. Un printemps arabe mené par une jeune chanteuse. Un dimanche en musiques arabes, un dimanche en soulèvement, dans un souffle d’indignation.

Activités à l'Espace Senghor
Activités à l’Espace Senghor

– Le film du belge Joachim Lafosse, L’économie du Couple, dessine le portrait de deux parents qui se battent pour l’amour, qui s’épuisent, qui n’en veulent plus, qui le rejettent, qui se lassent, qui se fâchent, face à leurs jumelles. Très tendre même si nous n’y croyons pas tout le long du film, et que des scènes m’ont paru incohérentes. Ce sera le premier dimanche du mois de décembre.

A perfect day, le 11 décembre, est bien jeté et déluré, avec un beau casting.

– Le 18 décembre, au tour de la patte italienne, dans les Alpes suisses, Youth. Encore un décor de richous, aux côtés de richous, et d’une sensibilité certes mais dans du caviar et des costards de richous (mouais) par Paolo Sorrentino (La Grande Bellezza), ou bien à la Luca Guadagnino (Io Sono l’Amore, A Bigger Splash). Un œil photo remarquable ces Italiens, il faut reconnaître. Un sens de l’esthétique impeccable, délectable pour les yeux.

Pour l’année 2017

The Revenant, le 8 janvier.

Le Fils de Saul, le 15 janvier.

– Nous pourrons assister à une séance jazz autour du trompettiste Chet Baker, dans le film Born to Blue, le 22 janvier. Cette projection entre dans le cadre du River Jazz Festival, en collaboration avec la Jazz Station et le Théâtre Marni.

Béliers, le 29 janvier… ça me dit quelque chose. Ah oui ! Je vous invite modestement à lire mon article sur le film islandais.

Les Innocentes, le 5 février.

– Le dernier (?) film des frères Coen a un gros casting. Autour de la grosse entreprise qu’est Hollywood, il ne semble manquer en rien de dynamisme et de pep’s. Ave César sera projeté le 12 du mois et mettra à l’écran Ralph Fiennes, Josh Brolin, Georges Clooney, Scarlett Johansson, Tilda Swinton.

Parasol, le 19 février.

La Communauté, le dernier du mois.

– Là je recommande, enfin moi j’irai en tout cas. Ce film mystique en noir et blanc, fort particulier, s’inscrit encore dans la branche latino-américaine. L’étreinte du Serpent, le 5 mars, raconte l’histoire d’un chaman amazonien, dernier survivant de sa tribu, vivant dans les profondeurs de la jungle. Des dizaines d’années de solitude ont fait de lui un chullachaqui, un humain dépourvu de souvenirs et d’émotions. Sa vie est bouleversée par l’arrivée d’Evans, un ethnobotaniste américain à la recherche de la yakruna, une plante sacrée très puissante, possédant la vertu d’apprendre à rêver. La suite semble encore se dédier aux massacres indiens. Tout est pensé dans cet article !!

– On repart du côté de la botte méditerranéenne avec Folles de Joie, programmé le 12 mars. J’ai regardé mine de rien trois ou quatre films de Paolo Virzi. Il a tourné My name is Tanino, Caterina va in città, Napoléon et Moi. C’est frais, ça casse pas des briques en règle générale. Ici, La Pazza Gioia m’a l’air d’être une promenade sympathique mais pas seulement. Valeria Bruni Tedeschi a l’air à l’apogée de son jeu, de son personnage. Une ode à la vie, à la liberté. Et si comme moi vous aimez l’italien, bien venez le voir à l’Espace Senghor. N’allez pas vous ruiner dans les cinémas (actuellement en salle), chers lecteurs, attendez plutôt le mois de mars.

Toutes les infos concernant l’Espace Senghor sont à retrouver sur leur site

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En Belgique depuis 2 ans, je suis passée par différents paysages culturels bruxellois. Ce pays est fabuleux et Culture Remains est là pour nous le rappeler ! Vous me trouvez surtout dans la rubrique musique. Mon dada? Les musiques trad et électro. Mon quotidien? badminton, musées, concerts, vélo, voyages, cinéma, bavardages. Je parle fort et suis un peu j'tée, mais si vous me lisez, ça va mieux.

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