« Omar » de Hany Abu-Assad

« Omar vit en Cisjordanie. En déjouant  les balles des soldats, il franchit quotidiennement le mur qui le sépare de Nadia et de ses deux amis d’enfance, Tarek et Amjad. Tout trois ont décidé de créer leur propre cellule de résistance. Mais leur première opération tourne mal. Capturé par l’armée israélienne, Omar est conduit en prison. Relâché contre la promesse d’une trahison, Omar parviendra-t-il malgré tout à rester fidèle à ses amis, à Nadia, à sa cause? »

On retrouve le principe du film noir avec des accents shakespeariens. Ce film est moins manichéen et moins militant que le précédent, « Paradise Now ». On sent un vrai sens de la mise en scène. Le jeu des acteurs est juste . Un scénario plus poussé et plus complexe, reposant sur des situations d’un étonnant réalisme. Un sujet qui tourne autour du désir et de la contradiction. Hany Abu-Assad développe d’autant plus efficacement les enjeux moraux, sociaux, politiques que vit actuellement ce pays. On peut reprocher une histoire d’amour un peu trop candide et une façon de filmer un peu trop nerveuse.  Mais ce polar arrive à nous tenir en haleine.  Une leçon pour les thrillers hollywoodien . Une belle réussite.

Clin d’œil :   La présence magnétique à l’écran de Adam Bakri.  Un futur grand acteur.

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Amoureuse de la culture, je parsème quelques critiques.

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