On va vous faire payer !

 Vous vous souvenez certainement de ces histoires de procès concernant les modes d’emploi de certains appareils électroménagers. Non ? Mais si, allez, vous avez certainement déjà entendu parler de ces gens qui ont tué leur chien/bébé/famille en les mettant au micro-ondes/séchoir ou en allant se préparer un café à l’arrière de la caravane tout en étant sur l’autoroute. Légendes urbaines ou faits réels, peu importe. Le fait est qu’aujourd’hui, les maîtres-mots de toute grande société sont protection et inflexibilité.

Le service au consommateur ? Aux oubliettes, ça ne fait pas gagner d’argent. Le cas par cas ? Ca prend trop de temps et le temps, comme tout le monde le sait, c’est de l’argent. Les arrangements à l’amiable ? Impensables, impossibles voire intolérables… Ben, tiens !

Tout cela me laisse, je dois dire, un peu perplexe. Nous avions déjà évoqué les bizarreries légales dans notre article Muffins et Rôtis de porc et, à nouveau, je m’interroge. Sous prétexte que le consommateur pourrait attaquer qui il veut pour toutes sortes de raisons plus ou moins absurdes, ce dernier se verrait déchu de sa place de VIP ad vitam aeternam ? Sous couvert du célèbre principe « œil pour œil, dent pour dent » associé à « l’homme est un loup pour l’homme » multiplié par « dans le monde des affaires, il n’y a que des requins », on n’écoute plus, ne transige plus, n’adapte plus ? Mais alors, messociétés (il faut bien leur garder un caractère asexué, non ?), vos produits et  services vous les créez, améliorez, peaufinez, remplacez pour quoi ? Pour qui ? … Pour vous ?

Tout s’éclaire, c’était donc ça ! Le service minimum, les avertissements sous forme de SMS peu clairs, les contrats rédigés en trois pages (dont la taille de police frise le 6 et des poussières), les non réponses aux mails et courriers envoyés au service clientèle, les frais de rappel tout aussi exorbitants que les frais de réactivation, l’impossibilité de rompre son contrat même si on a été lésé, mal informé ou mal servi à moins de passer par le biais d’un avocat.

Maintenant je comprends mieux. Votre travail, vos enjeux, vos convictions personnelles et votre quotidien ! Mais si moi aussi j’aime passer mes journées à danser sur ABBA en fredonnant « money, money, money », je trouve ça relativement peu « funny » de l’amasser au détriment de tous les pigeons qui peuplent la terre (et tout le monde sait qu’ils pullulent et qu’ils ont l’excrément facile). Quoiqu’il en soit, ne vivant pas dans le « rich man’s world », je sais que je peux toujours courir (sur le haricot magique de Jack, par exemple) pour qu’on tienne compte – un jour – de mes élucubrations pro justicia et espérer que la roue tourne. Mais si je deviens riche et célèbre (bah, oui, j’ai toujours rêvé d’être chanteuse, actrice, écrivain et peintre à la fois donc ! …Comment ça, c’est trop pour un mini-pouce comme moi ? Non mais, oh, je ne vous permets pas !), j’entends bien aller fourrer mon nez de star un peu partout !

Comme ce n’est pas pour demain la veille, concluons en beauté sur ces faits plus que révoltants en laissant la parole à un grand penseur qui a influencé tant de générations qu’il ne sera pas nécessaire de le nommer : un tel désintérêt pour le bien-être du consommateur,  « c’est vraiment trop injuste ».

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