Oslo : une ville du Nord avec ses codes et ses tendances !

Chacun sait qu’Oslo est la capitale de la Norvège, qu’il y fait sensiblement plus froid et venteux qu’ici, dans nos pays francophones européens, que ce soit en Belgique, en France ou même en Suisse, à altitude pas trop élevée. Mais en sait-on réellement plus sur cette cité de Scandinavie ? Il existe peu de représentations liées à cette ville. Quand on pense à Paris, on pense à la Tour Eiffel, quand on s’imagine Barcelone nous vient à l’esprit la Sagrada Familia. A Londres, Big Ben ou Tower Bridge, à Berlin, la Porte de Brandebourg. Mais Oslo, quoi ? Eh bien, voici quelques éléments qui pourront vous renseigner sur cette capitale plutôt originale ! 

Oslo est, au premier abord, une ville du grand Nord comme on se l’imagine souvent. Elle se situe en bord de mer baltique, fournit à ses habitants un climat froid, sec et venteux, et est parsemée de petites îles qui lui font face, au loin, à quelques kilomètres outre-rivage. Oslo, c’est un peu la ville de tous les styles, de l’ultra-moderne à l’ancien, voire très ancien, avec les références vikings. C’est aussi une ville qui n’oublie pas son passé (parfois peu glorieux, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale) mais qui pense l’avenir.

Une ville en rénovation

La ville est en pleine transformation. C’est absolument tape-à-l’oeil. Et cela ne date pas d’hier. Le premier bâtiment qui confirme cette évolution vers une nouvelle approche de la ville et de ce qu’elle contient, c’est le nouvel opéra. Situé en bord de mer, pensé dans un style d’architecture contemporaine, aux allures rectilignes et de segments de droite… et aux dessins précis, il s’inscrit clairement dans cette nouvelle vague des constructions publiques. Bien qu’étant des édifices conçus pour tout autre chose, certains immeubles de Bruxelles ont des atours semblables. Notamment par la couleur et le style externe… Mais l’originalité est qu’il plonge dans la mer, littéralement. « Avis au skaters », peut-on lire sur une pancarte, « rouler près des flots est interdit ! ». À bon entendeur !

Opéra d’Oslo en centre-ville et en bord de mer à la fois © D.R.

Lorsqu’on y entre, on se rappelle le musée Gugenheim de New York et son architecture circulaire particulière. Ensuite, on poursuit son petit bonhomme de chemin : on traverse la rue. On y voit ce qu’on appelle à Oslo le quartier du « code-barres ». Effectivement, cela y ressemble lorsqu’on prend un peu de recul pour en avoir une vue d’ensemble. Le code-barre, c’est une suite d’immeubles buildings les uns à côté des autres, de différentes tailles et styles architecturaux et même de couleurs, qui donnent à ce centre-ville un aspect de cité futuriste, bien loin des bâtiments qu’on retrouve partout ailleurs, en balade au gré des rues.

Car c’est vrai : Oslo est une ville qui connaît actuellement, et depuis plusieurs années maintenant, des rénovations successives qui donnent un look nouveau, rafraîchi, mais aussi hors-norme, avec un genre qu’on développe beaucoup moins en francophonie et ailleurs en Europe. Des grues, des tractopelles, des chantiers et des bétonneuses : ça ne manque pas !

Le quartier dit du « code-barres » pour ses immeubles en série © D.R.

Oslo, bien qu’en période de chantier, laisse entrevoir certains bâtiments de son ancienne (ou pas si ancienne que ça d’ailleurs) époque. En plein centre, on passe devant la Nasjonalgalleriet (musée d’art national), le Théâtre National qui fait face, à travers un parc au bâtiment non moins prestigieux de l’administration, ou encore la Domkirke (Cathédrale d’Oslo).

Mais aussi, un peu excentré, l’incontournable Frognerparken, parc avec ses sculptures, son obélisque et son dessin bien ordonné, et son entretien méticuleux, où vont et viennent les touristes. Et ce pont « Sinnatagen », bordé de statues de bronze, qui surplombe un double étang gelé, souvent même jusque début avril.

Les îles

L’île la plus connue des alentours d’Oslo est l’île d’Utoya, tristement célèbre pour avoir été la scène d’une tuerie sans précédent dans l’histoire de ce pays, commise en juillet 2011 par Anders Breivik, militant d’extrême-droite. En fait, cette île se situe assez loin du centre-ville d’Oslo. La plupart de ces îles se trouvent juste en face, et sont visibles à l’oeil nu au large de l’opéra.

Parmi celles-ci, on peut citer Lindøya, Bleikøya, Gressholmen-Rambergøya ou Nakkholmen, mais aussi Hovedøya,l’une des plus grandes îles du petit archipel à front d’Oslo et l’une des plus proches et visibles du centre-ville.

Sud-Ouest de l’île d’Hovedøya, son cabanon à gauche, les îles de Gressholmen-Rambergøya et de Langøya, en guise de fond. © D.R.

Il fait bon s’y promener, s’y dégourdir les jambes et l’esprit. Sur Hovedøya, on peut découvrir un point de vue extérieur, voir Oslo d’un angle panoramique, quasi complet et en relief. En déambulant, dans ses sentiers et ses chemins, on y rencontre son petit port, son café au milieu des bois, son restaurant, et quelques bâtisses dont on ignore tout, faute d’indications. C’est une île peu exploitée, où la nature foisonne encore, qui n’a pas été victime des profits immobiliers et touristiques.

Les premiers européens ayant vogué sur les côtes nordiques de la future Amérique

Pour finir, on rappellera que ce n’est pas Christophe Colomb qui a découvert l’Amérique. Il n’est que l’initiateur de la colonisation qui a duré des siècles. Les premiers qui ont décelé l’existence de cet énorme continent isolé des autres par des mers et des océans, ce sont évidemment les peuples qu’on nomme les Indiens d’Amérique (en anglais les « Native Americans »)… à l’époque des dispersions des humains à travers les continents.

Drakkar du 9ème siècle de notre ère en quasi-parfait état (exposé au Musée Viking d’Oslo) © D.R

Plusieurs millénaires plus tard, quand la vie des peuples indigènes avait rôdé ses codes, ses mœurs et ses traditions ancestrales, sont arrivés, cette fois par voie navigables et non sur un détroit de Behring gelé, les Vikings, les soldats marins, commerçants et pillards, de Scandinavie.

« Jusqu’à présent, la présence Viking en Amérique n’avait été confirmée qu’à l’extrême nord de Terre-Neuve, à l’anse aux Meadows. Les fondations de huit bâtiments, ainsi que des artefacts, avaient été découverts dans les années 1960 à l’emplacement de ce qui, selon les archéologues, avait constitué un village habité par ces Européens entre 900 et 1050. », explique le journal Le Point, dans un article sur le sujet, paru le 2 avril 2016. « À l’aide de relevés satellites, Sarah Parcak a identifié le site de Pointe Rosée, à 500 km au sud de l’anse aux Meadows, puis y a mené deux semaines de fouilles en juin dernier. Outre un foyer destiné à une forge, les fouilles ont permis de découvrir des traces de charbon de bois et neuf kilogrammes de scories, c’est-à-dire des résidus de fer transformé à partir de tourbe, un procédé bien connu des Vikings, qui n’étaient pas de grands mineurs.« . C’était un lieu très fréquenté à cette époque et où des installations étaient déjà mises en place. Certaines peuplades du présent Canada se sont même mêlées et ont communiqué dans des villages avec les Scandinaves… Et ces drakkars l’ont confirmé, par la datation au carbone 14. Ils sont aussi anciens que cela !

Ce musée regorge d’informations sur ce sujet, certes vaguement connu de bon nombre de personnes mais dont on sait généralement assez peu de choses au final ! Si vous passez par Oslo, en plus du reste, ne manquez pas cette escale muséale qui vous en apprendra comme pas deux sur la lointaine histoire de Norvège !

A noter qu’Oslo n’est pas bon marché… avis aux futurs visiteurs : armez-vous d’un bon budget pour pouvoir en profiter comme il se doit !

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Ancien étudiant en Sciences Politiques (ULB) Entre 2014 et 2016, gérant de L'étrier asbl. Depuis août 2016, président de Clap Culture, association désirant promouvoir la culture à travers les nouvelles créations, l'esprit citoyen et la conscience des enjeux de société à travers elle. Organisateur d'événements (Festival Mini-Classiques pour donner de la visibilité aux jeunes musiciens des différents Conservatoires ou d'ailleurs), journaliste, Réalisateur d'un projet radio de fiction "Les Pieds de l'Iris", suite d'histoires rocambolesques aux personnages à la trempe décalée sur fond de quartiers bruxellois.

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